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Fête de la Musique, Marcq en Baroel, 21 Juin 2008




Aujourd'hui, un putain d'évenenement a lieu. En ce 21 juin 2008, comme pour toutes fêtes de la musique, il faut faire le plein de rock. A Beauvais, aprés Higelin et Bertignac... c'est au tour de Véronique Sanson d'investir la scène du parc départemental. Ce sera donc sans nous, qui décidons de filer tout droit vers le nord, à l'hyppodrome de Marcq en Baroel (59), qui, comme tout les ans, organise des concerts de fou.
Cette année, l'affiche est aguicheuse. En quatre heures de temps se succederons Dr Feelgood, les Animals, Arthur Brown et les Pretty things. Génial.
Nous arrivons donc vers 17 Heures. Nous repairons les lieux et, surprise, le concert n'a pas lieu sur une scène géante posé sur l'hyppodrome, mais dans une petite salle, non loins de là.
Une petite dizaine de personnes sont là et attendent, alors que la scène est occupé par les Animals, qui répètent une dernière fois.
Nous assistons donc à ces répétitions décontractés de la nouvelle mouture des Animals, nommé "Animals and Friends". Le nouveau chanteur, Peter Barton est vêtue d'une chemise à fleurs, tongues et bermuda. Pas trés Rock'n Roll.
Ces "Animals" là n'ont plus grand chose à voir avec le groupe d'Eric Burdon des années 60. Il ne reste, en effet, que John Steel, le batteur original et Mick Gallagher, qui succéda brievement à l'organiste Alan Price en 1965.
Nous ragardons, amusé, la fin des répets.
Une petite clope à l'exterieur, le monde commence à arriver sérieusement.
Le premier concert commence avec un leger retard. Il sagit de Dr Feelgood.
Là n'ont plus, il ne reste plus grand chose du groupe original. Des quatres musiciens présent, aucun n'est membre fondateur. Le groupe, fondée en 71 à vu tous ses membres quittés le bateau au début des années 80, à l'exception du chanteur, le charismatique Lee Brillaux, qui monte une nouvelle équipe en 1983 avec PH Mitchell à la Basse et Kevin Morris à la batterie.
Et c'est cette formation qui est là ce soir. Entouré de Steve Walwyn à la guitare (entré dans le groupe en 1990) et Robert Kane au chant, remplaçant Lee Brillaux, mort entre temps.
C'est ce groupe qui a été choisis pour ouvrir cette fabuleuse soirée. Et ce n'est pas chose façile. Il fait encore jour quand le groupe débarque, tiré à quatre épeingles.
Ces quatre là nous foutent le feu dès le départ. Nous auront droit à tout les classiques du groupe, de "Roxette" à "Milk and Alchool" ou l'exellent "Down at the Doctor". La classe et la rage résumé en une petite heure de concert. Tout est dit.
Steve Walwyn execute ses solos à la perfection. Mitchell joue de sa quatre cordes d'une manière plutôt relaxe, mais efficasse. Quant à Kevin Morris, portrait craché de Bill Murray, il tapote sur ces fût avec calme et adresse, ce qui contraste avec l'attitude du chanteur, boule d'énergie, hurlant dans son micro, un harmonica dans la mains.
Le pub rock que nous livrais le groupe dans les 70' est le même qu'aujourd'hui, et même si les acteurs ont vieillit, l'energie et l'urgence est toujours présente.
Concert beaucoup trop court, qui se conclura par un "Tequilla" au poil. Le public est ravi.
C'est l'entracte. Le groupe et le public quitte la salle, le temps de profiter du soleil encore chaud à cette heure. Mais rapidement, les premières notes de guitare résonnent. Il sagit des "Malchicks" duo rock anglais, annoncé timidement sur certains sites internet, mais pas officiellement.
Nous rentrons donc voir ce duo. Une jolie poulette accompagnée d'un jeune pas beau à la guitare. Les mélodies, douce, sont plutôt anecdotiques mais leur set, d'une grande simplicité, est agréable à regarder. La fille a une jolie voix, qui ne cadre que moyennement avec le style de la soirée.
Pas de grands hymnes rocks mais un groupe qui nous livrera un bon set en attendant les véritables stars de la soirée. Il sagit des Pretty Things, qui arrivent à 21 Heures passé.
Le groupe, lui aussi, a terriblement changé. Alors que leur site internet et les affiches nous ventais la présence de 5 membres historiques Skip Alan, John Povey, Wally Allen, Dick Taylor et Phil May, nous constatons que seul ces deux derniers sont présents, entourés de petits jeunes, dont le guitariste des "Malchicks", le groupe précédent (ce qui explique leurs présences).
C'est donc un Pretty Things light qui entre en scène. Phil May a pas mal vieilli, quant à Dick Taylor, lui, il à toujours eu l'air vieux.
Autour d'eux ce trouve le fidèle Frank Holland, à la guitare depuis 10 ans; Mark St. John, leurs manageurs au tambourin et des deux p'tits jeunes Jack Greenwood à la batterie et George Perez à la lead guitare.
Nous sommes bien placé, mais dans la salle, une indéscriptible puanteur se fait sentir. Impossible de savoir d'ou elle viens. Je regarde mes voisins, qui se regardent eux même, l'air génés. Je ne peu pas rester là.
Nous reculons donc de quelques mètres. Ca pu toujours mais un peu moins. Nous pouvons regarder enfin le concert.
Dès le départ, on constate que le son n'a que peu changé. Le groupe hargneux des années 60 est toujours là, bien qu'un peu assagie avec les départs successif et les années qui passent. Je regarde, fascinné, le chanteur, étalant ses tripes devant un public attentif.
Dick Taylor, quant à lui, est en retrait, au fond de la scène, la tête penché sur sa gratte. Le rock coule entre chaques pores de la peau de ces deux vieux complices, du rock psychédelisque comme sur le trés bon "SF sorrow is Born". Nous auront droit également à de belles ballades R'nB comme sur ce classique ou seul, les deux vétérans reste sur scène, pour un moment magique.
Le concert est cruellement court, à peine 1 Heure 30.
Le public applaudis poliment. Quelques fans déchainés se font entendrent, mais la pluspart des gens ne sont pas venu pour ça. Les "Animals", que presque tous attendent, doivent arriver dans moins d'une heure.... et ça se voit. La salle commençe à débordé.
Mais pour l'instant, c'est la pose clope, l'oreille tendu, attendant la moindre vibration de corde de guitare ou tout autres instruments. Arthur Brown se fait attendre.
Au bout d'un quart d'heure, alors que la nuit fini par tomber, pas d'Arthur Brown mais les "Animals and Friends" qui arrivent sur scène; beaucoup moins décontracte que cet aprés-midi et c'est tant mieux.
Les quatres hommes investissent la scène sous les applaudissements de la foule. Du lineup original, ne reste que John Steel, qui, avec Hilton Valentine et Dave Rowberry, avaient relancé la machine en 1999.
Depuis Valentine a quitté le groupe et Rowberry est mort, mais la machine est toujours en marche. Eric Burdon est toujours aussi absent. Pas grave. Le chant sera tenu par le bassiste et le guitarise, John Williamson, ancien du groupe Titanic de 1974 à 1975 et Peter Barton, ancien bassiste de Wayne fontana Mindbenders, vétu d'une veste en cuir à franges comme lors de leur visite au Ziquodrome de Compiègne, trois mois auparavant. Nous avions alors assistés à un grand moment de rock'n Roll.
Et ce soir, ce sera la même chose.
Mick Gallagher, ex Blockheads de Ian Dury, au clavier, ayant joué également sur le légendaire album "London Calling" des Clash, joue parfaitement son rôle et John Steel, le batteur original du groupe, n'a jamais été aussi bon.
Et que dire de Peter Barton... imposant qui nous livre ces standars avec force.
Dés l'intro, nous somme tout de suite dans le bain. "Baby Let Me Take You Home" suivit d'un hommage aux disparuts avec "It's my life". Les nouveaux "Animals" nous livrent leurs vieux tubes, de "We Gotta Get Out Of This Place" à "C.C. Rider
", de "Don't Let Me Be Misunderstood" à "House Of The Rising Sun" que nous aurons droit en rappel, puis d'autres classiques de l'époque comme "Suzie Q" ou "Boom Boom". Génial.
Même si tous les yeux sont rivés sur Peter Barton, c'est John Steel, nouveau leader du groupe, que j'attend. Devant moi, à moins de dix mètres, j'ai la chance de voir l'un des membre historique d'un des groupes marquant des 60'. Alors quant il prend la parole, je redeviens comme un gosse devant un marchand de glaçe.
Le public est sous le charme et en redemande.
"Bright lights,big city", "I put a spell on you", "Bring It On Home To Me Bright ". Les reprises sont énormes.
Pendant ce temps, dans la salle, une petite fille est l'objet de l'attention de pas mal de monde. Elle c'est perdue et recherche, avec un calme étonnant, ses parents. Au bout d'une vingtaine de minutes, elle sera emmener par la sécurité.
Ses parents, enchanté par le concert, ont du oubliés un instant qu'ils avaient un gosse.
Je peu revenir tranquillement au concert.
Les vieux classiques s'enchainent et au bout d'une bonne heure et demie, le groupe quitte la scène et revienne pour l'ultime "The House Of The Rising Sun".
Génial.
Tout le monde se cassent rapoidement. Apparement, il n'y aura pas d'Arthur Brown ce soir... domage.
Quant à nous, nous restons un peu dans la salle, à regarder les stands des artistes. Nous croiserons ainsi Phil May et la moitié de Dr Feelgood. Une photo, un autographe, un p'tit mot et la soirée se termine à merveille.
Bordel, pourquoi n'ai-je pas pris mon exemplaire de "SF Sorrow"...
Nous reprennons ainsi la route pour 250 Kms, du bon rock plein la tête, et le sourire aux lèvres.


Dr Feelgood:

Robert Kane - chant
Steve Walwyn - guitare
Kevin Morris - batterie
P H Mitchell - basse


The Malchicks:

Scarlett Wrench - chant
George Perez - guitare


Pretty things:

Phil May : chant
Dick Taylor : guitare
Frank Holland : guitare
Jack Greenwood : batterie
Mark St. John : percussions, chant
George Perez : guitare


Animals and Friends:


Pete Barton- chant, guitare
John Williamson- guitare, chant
Mickey Gallagher - Keyboards
John Steel- batterie

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