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Le Féstivôl, Salle Louis Aragon, Formerie, 04 Octobre 2008




4 Octobre 2008, à une petite dizaine de Kms de chez moi, un petit festival fort sympathique, que l'on croyait disparut depuis 2006, revient à Formerie. Un petit festival sans pretention, ou pas mal de groupes locaux cotoient des groupes inconnus (pour la pluspart). Le "Festivôl" s'étend sur deux jours, mais le plus interessant, ce passe ce samedi, ou une certaine Martha High, ce produit avec le groupe "Shaolin Temple Defenders". Je ne connais ni l'un, ni l'autre, mais apparement, la Martha en question a été choriste du grand James Brown pendant trente ans. Je me suis donc laissé tenter par le concert.
Un petit tour chez le marchand de Kebab, et c'est parti.
Nous entrons dans la salle bien vide, et nous restons un peu en retrait de la scène, histoire de ce mettre tranquillement dans l'ambiance. Sur scène, c'est la moitié du groupe Java (R-Wan au chant et Alexi " Bistrol Banto" à la batterie) qui nous interprete leurs "Radio Cortex" un brin allumé. Au programme, une bonne dose d'humour, du rap qui ne se prend pas au sérieux, un look plutôt étrange, qui colle parfaitement aux chansons décallées. Le tout, entrecoupé de Jingle de la radio en question. C'est original et amusant.
Le R-wan se pointera à la fin du concert, en costume de Donald Duck, pour nous chanter son "'Coin-coin", ode amère à Dysneyland.
Le public, un peu plus d'une centaine de personnes, applaudis timidement.
Petit moment de pose. Nous nous posons devant la scène, au premier rang. Le reste de public est toujours hyper distant. Au moins, nous ne serons pas bousculé...
Je croise mon cousin dans l'assistance et me parle pendant quelques minutes avant l'arrivé de la fanfare "Melting Potes". 7 ou 8 petits gars agés d'une vingtaine d'années arrive avec leur saxophone, trompette, trombone, sousaphone, grosse caisse et leur caisse claire, nous balançant un mélange de jazz, funk et même hip hop. Installés au coeur de la salle, leurs prestation d'une vingtaine de minutes est suivit par le public, installé en cercle autour d'eux. Vraiment sympa, mais sans doute vaut t'il mieux découvrir ce groupe à l'exterieur.
Les "Meslting potes" quittent la salle et j'en profite pour aller m'acheter une bière. Devant le guicher, je découvre qu'il me manque 5 centimes... J'essaie d'amadouer la vendeuse, de la charmer... en vain, je retrouve ma place les mains vide et l'estomac criant à boire.
La tête d'affiche arrive enfin. C'est tout d'abord les "Shaolin Temple Defenders" qui arrivent sur scène. Le groupe est composé de sept musiciens. Deux cuivres, une batterie, un bassiste, un clavier, un guitariste et un chanteur. Ils débutent leur set puis sont rejoins, au bout de quelques minutes, par Martha High. La femme, lourdement maquillée, est plutôt bien conservée. Aux premiers regards et aux premières notes, on constate que la dame a tout d'une diva. Une voix remarquable (l'inverse aurait été domage), une gestuel calculé. Elle chante avec ses tripes. "The platin blond Soul Sister with a great voice" nous fait son show, les musiciens sont exellent et le blues/funk coule à flôt. Ce soir, le groupe et sa chanteuse défendent leurs album WOMAN, surtout composé de reprises dont quelques unes de James Brown. Elle s'avance sur scène, l'air de souffrir à chaques paroles, mais toujours le sourire aux lèvres.
Je ne connais aucune chanson de la setlist, mais la saoul que nous balançe Martha and co est plaisant à écouter. Je me dandine au rythme des chansons, en regardant autour de moi le public, toujours trés distant. Martha s'avance vers moi, je suis à ses pieds. Elle chante un refarin parlant d'amour et enchaine les "I Love you", qu'elle me dis, droit dans les yeux... je regarde ma copine avec un grand sourire. Le visage transpirant, la maquillage qui fou le camps, visiblement épuisé, la diva se retire de la scène au milieu du concert et le chanteur original des "STD", Manu " Lion of Bordeaux" Guerin, nous montre ce qu'il sait faire. Là aussi, c'est du bonheur, notamment graçe à l'orchestration impeccable. La diva reviens au bout de dix minutes, fraîche et remaquiller, et enchaine un duo avec ce même chanteur.
La suite du concert sera semblable au commencement. Les ballades saoul s'enchainent aux tubes funk. Que du bonheur. Au bout d'une heure et demie, les musiciens et la diva quittent la scène, non sans le traditionnelle rappel.
Le public froid de Formerie à visiblement apprécié et applaudis chaudement. Les lumières se rallument. Nous quittons la salle surchauffé, et retrouvons le froid glacial du mois d'octobre en Picardie. Content d'avoir découvert un groupe si chaleureux.

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