
Cléon, petite ville au sud de Rouen, accueille la nouvelle édition du festival "Blues de Traverse" et cette année, il y a du lourd. Les Yardbirds, Pretty Things, Chicken shack... et ce soir, un artiste que j'avais loupé chez moi il y a cinq ans, John Mayall et ses Bluesbreakers, "The Father of The Bristish Blues". Ce jeune homme de 75 ans a un passé bien lourd. C'est lui qui a découvert, entre autre, Eric Clapton, Mick Taylor, Peter Green, Jack Bruce..., la liste est longue.
Il est 20 heure 30 quand nous donnons nos tickets au vigile, et, à peine rentrer dans le corridor qui précède la scène, nous croisons John Mayall, à son propre stand, attendant de vendre des albums et signer quelques autographes. Visiblement, je suis le seul à le reconnaitre. Mon album "John Mayall with Eric Clapton" dans les mains, c'est avec timidité que je demande un autographe. Le vieille homme est ravi et posera même pour la petite photo souvenir. Exellent.
Nous arrivons donc, pile poile pour boire un p'tit verre de cidre et manger une t'chote crêpe, avant que ne commence la première partie, Alie Harter. Ce n'est pas une découverte pour moi, qui avait vu cet artiste deux ans auparavant, en première partie de Rose. Une voix puissante, parfois sombre et mélancholique. Seul à la guitare sèche, elle enchaîne les mélodies accrocheuses. Elle repartira sous les applaudissements sincères du public et avec un bouquet de fleurs offert par l'équipe du festival.
Dix minutes s'éccoulent avant que John et sa bande investissent la scène. Nous sommes dans la fosse et il est trés dur d'avancer de quelques mètres pour être au plus près de la légende. La salle affiche complet et plus de 400 personnes se bousculent pour apprécier le show. La fosse est pleine, les gradins aussi, tant pis, nous nous asseyons sur les marches.
La première chanson est une reprise de freddy King "I Love You More Every Day ". C'est génial. Je ne connait pas beaucoup le groupe mais j'apprecie énormément. Le prodige Buddy Wittington, est dans la pur lignée des Guitars Heros des 70'. C'est lui qui donnera tout le volume, toute la cohérance du concert. Joe Yule, le plus ancien Bluesbreaker, n'a rien à envié à ses prédécésseurs, quant à Hank Van Sickle, bien que trés discret scéniquement, il assurera trés bien son rôle de bassiste.
Les classiques se mélangent parfaitement aux titres de ses derniers albums; " All Your Love ", " Oh, Pretty Woman ", "Congo Square" , "Hideaway "," Burned Bridges", le tout agrémenté de reprises de Freddy king ("Hideaway/Sidetrack", "I Love You More Every Day", "Help Me Through The Day") dont John consacra son dernier album "In The Palace Of The King". Sur scène, la machine est bien huilé. La magie opère toujours. Nous avons l'impression (était ce une impression?) de vivre un moment historique.
Le seul petit bémol, viens du fait que, tout comme Bob Dylan, celui-ci passe énormément de temps derrière son clavier. Le concert de se terminera sur une reprise: "Mama, Talk To Your Daughter" de JB Lenoir et "Another Man" de Sonny Boy Williamson.
Nous somme heureux d'avoir assisté à ce concert. Et pendant que nous marchons vers la sortie, John cours pour reprendre sa place derrière son stand, et cette fois-ci, plusieurs dizaines de personnes font la queue pour acheter son cd et esperer avoir un autographe...
C'est pas tout les jours facile d'être une légende vivante.
1er paertie : Ali Harter
The Bluesbreakers:
John Mayall - chant/clavier/harmonica/guitare
Joe Yuele - batterie
Buddy Whittington - guitare
Hank Van Sickle - basse
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