
Aujourd'hui, 26 Juin, est un jour extraordinaire pour tous fans d'Indochine. Le groupe fête en effet ses 30 ans dans le prestigieux Stade de France et les fans de tous horizons les attendent de pied ferme. Moultes surprises sont prévues au programme (enfin, rien d'officiel), notamment des duos préstigieux, des premières parties de folie et une setlist incroyable.
Le seul problème, et de taille, c'est que j'ai horreur de ce groupe. Mais voila, l'un de mes meilleurs amis m'a offert une place (ainsi qu'à ma femme, qui les aime autant que moi) et il est maintenant trop tard pour refuser leur cadeau....
J'avais déja vu le groupe il y a dix ans, alors que ceux-ci commençaient à peine à voir le bout du tunnel. Je m'étais alors éclipsé au bout de quelques chansons. En même temps... je n'étais pas tout à fait au concert, mais plutôt à cent lieux de là, sur une colline (pour ne pas payer ma place) derriere la scène. Pas terrible.
Mais voila, aujourd'hui c'est different. Le groupe est devenu archi-populaire et la nouvelle génération (qui connait à peine les tubes des 80') en on fait leur groupe culte.
Aprés une petite heure de route, nous voila donc au stade de France. Aprés avoir suivi soignesement les indications de Tomtom, nous nous garrons à deux pas de celui-ci dans une rue plutôt louche, à quelques mètres d'un camps de caravanes. Petite hésitation. Bon... nous ne sommes pas les seul à nous y arreter... On verra bien...
Arrivé au stade, nous avons l'agréable surprise de constater que nous ne sommes pas dans les gradins de Mr toutlemonde. Pour quelques euros de plus, nous avons droit à des sièges plus spacieux, avec portes goblets incorporés. La classe!

Je découvre la tête de mes voisins; des pseudos gothiques à peine majeur, la méche dans les yeux et une bonne tête à claques. On fera avec...
Aprés une petite heure d'attente à écluser quelques bières, nous avons droit à la première partie; Bordel, c'est les Wampas.
Nous sommes loin, trop loin de la scène pour voir le sourire sur les lèvres de Didier et sa troupe. Le show enflamme littéralement le stade, qui se prend au jeu. Pour nous, c'est du délire. Didier fait son show, tant tôt dans la foule, tant tôt sur scène, faisant notament le bonheur d'un spectateur qu'il fera monter sur scène le jour de son anniversaire.

Il ne tiens pas en place et pour nous c'est un régal. Nous l'encourageons de vive voix, ce qui a tendance à agassser nos voisins suicidaires, qui restent totalement insensibles au spectacle. Bien sur, nous auront droit à un "Manu Chao" chanté par plusieurs milliers de spectateurs, le génial "Rimini", sur lequel je m'époumonne mais aussi, "Partenaire Particulier cherche partenaire particulière", petite provoc' à l'encontre de son pote Nicola. Pour les Wampas, groupe d'une trentaine d'année, c'est sans doute l'un des jours les plus important de leur carrière et ils le savent trés bien. Les guitares "Bob L'éponge" et "Hello Kitie" que nous avions admirés lors de leurs venue à creil en octobre dernier, finira même dans le public, dépouillées, alors que notre héros, le vaillant Didier, fera un tour d'honneur du stade aprés un ultime "Didier Wampas, est le roi" sous un tonerre d'applaudissements. Nos voisin, eux, restent toujours de marbre.
Une première partie digne de ce nom qui aurait permis à Indochine une entrée mémorable, avec un public chauffé à blanc. Mais voila, la deuxième "première partie" arrive, et ce n'est pas du tout pareil.

"Miss Kittin, ou l'histoire d'une nana seul derrière ses platines à nous balancer de l'éléctro d'ascensceur. Et là, l'épreuve commence. Quelques sifflets se font entendre. Moi, je gueule pour le retour de Didier,... en vain. C'est à ce moment que ma chère voisine gothique me dit gentiment que je la gène et qu'elle aimerait que je change de place... j'éclate de rire. Elle retourne sa tête et son regard vide retourne vers la scène. 3/4 heure assez emmerdante, et nous en profitons pour avaler quelques godets de plus.
Le public se ramoli à vu d'oeil. Les sifflets commencent à résonner sérieusement. Finalement, la nana s'en va, laissant la place au groupe que tout le monde attend.
Les rideaux recouvrant les écrans tombent l'un aprés l'autre.
Les premières notes surgissent sur une scène toujours vide et enfummée. Un poing furieux apparait et martèle l'écran géant. La pression monte. Un dirigeable statique apparait, alors que la foule commence à s'agiter. Des images de guerres apparaissent sur les quatres écrans.
Il sagit de l'intro impressionnate "Republika Meteor Ouverture" qui annonce l'arrivé des musicos, de leur leader , mais surtout, le reveille de ma chère voisine qui deviens incontrolable... quel conne!.
Nicolas Sirkis, 51 ans, toujours l'air d'un ado en plein âge bête, entamme "Go, Rimbaud Go!" l'un des tubes de son dernier album. Le son est meilleur que celui des Wampas, mais reste de piètre qualité.
Le public, constitué d'une grande partie de fans pur et dur, reprend en hurlant les paroles connus de tous. Ma femme et moi nous nous regardons, nous demandant se que nous faisons ici.

Dès les premiers titres, le ton est donné. Le groupe revisitera les tubes de ces dix dernières années; "Go, Rimbaud Go!", "Marilyn", "Little Dolls", "Playboy", "Punker". Rien de vraiment transcendant si ce n'est un public composé de 70000 fanastiques hurlant; Alors, le moindre refrain prend des dimensions extraordinaire. Ainsi, nous remarquerons à peine le changement d'époque lors des quelques titres 80' glissés dans la setlist ( Drugstar et Miss Paramount).
"Le lac", chansons qui passe et repasse inlassablelment sur les ondes, d'un chiant pas possible, deviens ainsi une mélodie douce et énergique que l'on fredonne sans honte.
Le public, premier acteur de la soirée, donnera particulièrement de la voix pour le titre qui fera rennaitre le groupe, l'énervant "J'ai Demandé A La Lune" suivit par "Atomic Sky" et l'avalanche de tubes "3e Sexe", "Tes Yeux Noirs" avec les premiers guest de la soirée Lou Sirkis (fille de Stephan) et Dimitri Bodianski (le saxo du groupe durant les 80').
D'ailleurs, question guest, nous sommes plutôt déçu de ne pas retrouver Suzanne, leader de Pravda, chantant le génial "Un Ange A Ma Table". Nous auront donc droit à un duo virtuel, sur grand écran.
Aprés "Alice & June" et "Popstitute", c'est le grand medley du concert qui débarque. Les meilleurs titres 80' sont ainsi condenscés dans ce qu'ils appel le "Club météor". "You Spin Me Round" (reprise des Dead or Alive), "Canary Bay", "Les Tzars", "Des Fleurs Pour Salinger", "Adora" et se termine par "Mao Boy".
Ouai, une autre époque...
Le groupe s'éclipse à peine et reviens avec "Le Baiser" (roulage de pelles tout autour de moi...) puis "3 Nuits Par Semaine".

Toujours pas de duo, alors que le groupe reviens pour le deuxième rappel, accoustique, sur la mini scène placée au centre de la fosse.
"Le Grand Soir" "Salombo", "Monte Cristo", "Kao Bang", "She Night" (qui a apparement été choisi par le public via un concours sur le net) puis Electrastar.
Retour sur la scène principal avec, cette fois, une titre du dernier album "La Lettre De Métal". Le chanteur demandera à son public de lever les portable (à défauts de briquets). Vu de haut, le specatcle est plutôt impressionnant.
L'incontournable des 80' resonne enfin, on pensait passer à coté mais finalement "L'aventurier" resonne dans l'enceinte. Rien de mieux pour finir le concert en beauté; mais finalement, ce sera "Le Dernier Jour" qui aura cette tâche. Au dessus de la scène, alors que le groupe salut et remercie le public, le dirigeable se tourne légèrement, laissant voir cette inscription "PUTAIN DE PUBLIC", phrase que Nicola ne cessa de prononcer durant le show.
C'est le temps de partir. Ma femme et moi nous regardons.
"Finalement, c'était pas mal..."
Mais pour un concert exeptionnelle, je regrette de n'avoir pas vue de choses inédites. La setlist reste standars et les invités prestigieux qui étaient attendus (Dominique Nicolas, Jacques Dutronc, Brian Molko, Melissa Auf Der Maur...) ne sont finalement pas venus. Dommage. Ce concert aurait pu être vraiment historique.
Les Wampas:
Didier Wampas - Chant, guitare
Phil Almosnino - guitare
Jean-Mi Lejoux - base
Tony Truant - guitare
Niko Wampas - batterie
un punk en hiver
L'aquarium tactile
C'est l'amour
Trop précieux
Manu Chao
Rimini
L'éternel
Les bottes rouges
Oi
L'idole des punks
Miss Kittin
Indochine:
Nicola Sirkis : chant, guitare
Marc Eliard : basse
Boris Jardel : guitare
Oli de Sat : Clavier guitare
François Soulier : batterie
François Matuszenski claviers
+
Dominique Bodianski : Saxo sur "Tes yeux noires
Lou Sirkis : Guitare sur "Tes yeux noires"
1. Republika Meteor Ouverture
2. Go, Rimbaud Go!
3. Marilyn
4. Little Dolls
5. Playboy
6. Punker
7. Drugstar
8. Miss Paramount
9. Le Lac
10. J'ai Demandé A La Lune
11. Atomic Sky
12. 3e Sexe
13. Tes Yeux Noirs (avec Lou Sirkis et Dimitri Bodianski)
14. Un Ange A Ma Table
15. Alice & June
16. Popstitute
17. You Spin Me Round
18. Canary Bay
19. Les Tzars
20. Des Fleurs Pour Salinger
21. Adora
22. Mao Boy
23. Le Baiser
24. 3 Nuits Par Semaine
25. Le Grand Soir
26. Salombo
27. Monte Cristo
28. Kao Bang
29. She Night
30. Electrastar
31. La Lettre De Métal
32. L'aventurier
33. Le Dernier Jour
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