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Jacques Dutronc, Elispace de Beauvais, 21 Avril 2010







Bon, dans la série je reviens aprés x années de silence, je demande Dutronc, le père. Aprés le succée du fiston, on se demande bien pourquoi Jacques, 66 balais, remonte sur scène aprés une pause de... 18 ans.
Qu'a t'il à nous prouver... euh...rien, peu être.
Aprés l'annulation de la tournée d'adieu de Johnny et le lancement de la tournée d'adieu d'Eddy, notre Jacques se la joue plus discret, mais l'évenement fait tout de même grand bruit.
Une quarantaine de dates partout en France et ce soir, nous avons l'honneur de le voir à l'Elispace de Beauvais, pour le seul concert interessant de la saison. Alors non, nous n'allons pas le rater.
Nous entrons dans la salle à l'heure et nous plaçons à nos place à 35 euros, les moins chères, bien trop loin de la scène pour voir les details. Au centre de celle-ci, un siège en cuir accueillera sans doute le chanteur.
Les lumières s'éteignent et le Jacques, qui apparement n'a pas pris une ride, nous attend dans son fauteuil, l'air désinvolte. Tonnerre d'applaudissements. "Et moi, Et moi, Et moi" commence à peine qu'une main me tapote doucement l'épaule. C'est l'ouvreuse qui nous a placé tout à l'heure, et qui est une amie d'enfance, nous demande si nous aimerions voir le show de plus prés. Et nous voila catapulté au cinquième rang, bien en façe du chanteur. Exellent.
Vêtu d'un costard noir, Ray-Ban et blouson de cuir, l'attitude du bonhomme n'a pas changé. Le légendaire cigare, quant à lui, a été banni de toute la tournée. Quant à sa voix, elle n'a que peu morflé de ses 18 années d'absence.
Aucune surprise quant à la set list et c'est tant mieux. Une tournée best of qui regroupe tous ses classiques, joués avec pertinance et justesse. La voix est intact, et les musiciens, assurent grave tout en restant discret.
Les tubes s'enchainent. "Crac Boum Hue", "J'aime les Filles", "Les Playboys", "L’opportuniste", "La fille du Père Noël", "Le petit jardin", "Gentlemen cambrioleur", le tout entrecoupés de petites anecdotes pleines d'humour, de commentaires acerbes toujours dit avec le sourire en coin.



Une tête de maure deployé, quelques mots sur sa région d'adoption et un salut à un certain Michel, qui se trouve être la personne juste devant moi, un Corse lui aussi. Cette personne, n'est autre que Michel Malorry, grand parolier Français.
"Tous les goûts sont dans ma nature" en duo avec Vincent Lindon, titre anecdotique, mais sympa, en voyant nos deux gars prendrent vraiment plaisir à chanter ensemble.




Un show chaleureux et décalé quant arrive les personnages cartoonesque d'une naine danseuse de cabaret et un mafioso de deux mètre de haut, qui n'apporte pas grand chose au spectacle mais rend l'ensemble assez étrange, envoutant.



"La Compapade" ou le magnifique bordel ou les musiciens et les roadies entre en scène. Le rigolot "L’Hymne à l’amour (Moi l’noeud)", écrit avec Serge Gainsbourg, un "Merde in France" avec ses solos de balets, "Les Cactus" ou tout le monde se lèvent... enfin, et le trés beau "Il est cinq heures, Paris s’éveille".




La plantade monumental arrivera avec la version de "Fais pas ci, fais pas ça" chanté avec un pseudo rappeur nommé Damien. Mais bon, on lui pardonnera.
Le public de quiquas semble ravis; et nous aussi. En guise de rappel, nous auront droit à la même chose qu'au début, mais cette fois, lui s'occupera de la gratte. Le chanteur quittera la scène juste aprés le dernier couplet, laissant sa place à un énorme panneau "A Demain...".



Les musicos s'eclipseront eux aussi, chacun à leur tour.
Pour le dernier tour de scène, ce fut un sacré moment. Rendez-vous dans ... 20 ans.



Jacques Dutronc : chant, guitare
Erdal Kizilcay : guitare, trompette, violon, basse, clavier et directeur musical
Jannick Top : Basse
Yves Sanna: Batterie
Fred Chapellier : Lead guitare
Bernard Arcadio : Claviers
Sophie Braconnier : Choriste et flûtiste
Stéphanie Lhorset : Danse
Franck Nello : claquettes
Vincent Lindon : Chant sur "Tous les goûts sont dans ma nature"
Damien... : Rap sur "Fais pas ci, fais pas ça"

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