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Steve Hackett, Ziquodrome de Compiègne, 21 Mai 2010







Ma découverte du prog en live se termine ce soir, par la venue en Picardie d'un des plus grand guitariste du genre. Il y a plus de 30 ans, Steve Hackett faisait parti de l'un des groupes références du Rock progressif, Genesis. Bien avant le départ de Peter Gabriel et l'arrivé du monstrueux Phil Colins au chant, Steve Hackett assurait donc les parties guitares, signant ainsi de merveilleux albums tel que "Selling England by the Pound" ou "Foxtrot". Et puis, tout c'est barré en couille avec les départs successif de Gabriel en 75 et Hackett en 77, transformant Genesis en ignoble machine à tubes.
Ce soir, nous somme bien loin de ce Genesis là; retour aux sources.
Il est pret de 20 heure 30 lorsque j'arrive au Ziquodrome qui affiche complet. La salle est en configuration assise et il ne reste plus une seul chaise libre. Je me place donc debout au fond de la salle comme bon nombre de retardataires.
Le public est assez diversifié allant de 30 à 60 ans.
Le groupe entre en scène vers 21 Heures. Outre le guitariste/chanteur, le groupe est composé d'un flûtiste, un bassiste au look improbable (Chapeau haut de forme avec longue robe noire), un batteur et un clavier.
"Mechanical Bride", une espèce de free jazz débute le set. Applaudissement polis du public, qui se demandent inquiet, si tout le concert sera de cette trempe.



Mais dés le deuxième morceau, les craintes disparaissent et Steve nous entraine dans son univers. "Fire on the moon", premier titre de son nouvel album, voit l'arrivé d'une jeune femme bonde, guitariste de son état. A six sur scène, aucun n'instrument n'est de trop et les nouveaux morceaux s'intègrent plutôt bien à ses anciens titres solo comme "Ace of Wands", vieux de 35 ans et aux rares chansons de son ancien groupe. Quelques mots à l'assistance, dans un français approximatif et c'est "Everyday" qui résonne.
Le public est ravis. Loin du rock progressif complexe et prise de tête de certains groupes, Steve Hackett sait ce faire aimer du public en nous jouant une musique variée, avec adresse et dexterité.
Le groupe qui l'accompagne est également énorme. Le bassiste assure le spectacle au centre de la scène, ne faisant jamais d'ombre au guitariste. Aussi bien doué à la basse qu'à la Chapman stick.
" Emerald And Ash", "Pollution B", les chansons s'enchainent à la perfection. Jamais ennuyeux.



Des titres assez complexe comme "Tubehead" sont plutôt rares, faisant la part belle à une musique accessible à tous. C'est justement ce "Tubehead " qui conclut la première partie du show.
Puis à ma grande surprise, c'est l'entracte.
Non, ce n'est pas une blague.
Le public quitte la salle pendant un bref quart d'heure avant que le show ne recommence doucement, avec des classiques comme "Spectral Mornings", "Horizon" ou " Firth Of Fifth".



Le passage accoustique est obligatoire et c'est exactement ce que j'attendais. "Horizons", titre d'à peine deux minutes résonne. Seul à la guitare, assis sur sa chaise, Steve nous montre là tout son génie.
Pour les fans présents, quelques titres de Genesis interpreté par le batteur, enchantent les aficionados dissimulé un peu partout dans la salle. Et s'enchainant parfaitement, le futur tube "Still Water" résonne... énorme.



Enfin, résonne "Los Endos" titre de Genesis qui nous rappel à tous, qu'au bout de 2 heures de show, la fin est plutôt proche. Le public se lève. Je n'ai jamais vu une ambiance aussi éléctrique au Ziquodrome. Les appaludissements fusent, et ne se calmeront qu'au retour du groupe, pour un rappel de folie. "Clocks", titre plutôt anecdotique, mais idéal pour finir la soirée en beauté.



Tout le monde est debout et tappe dans les mains. Sur scène, Steve se met en retrait laissant ainsi la place aux musicos. Le bassiste et la guitariste s'en donne à coeur joie avant un solo de batterie impeccable.
Enfin, le groupe quitte de nouveau la scène dans une explosion de joie.
Alors que la salle se vide, Steve reviendra pour signer tout se que les fans lui présentera. Album, setlist, guitare....
Une signature sur mon exemplaire de "Selling England by the Pound" et me voila déja dans la voiture. Ravis de cette rencontre avec l'un des guitasite les plus doué de sa génération, et des plus discret.



Steve Hackett : Chant, Guitare
Roger King : Clavier
Gary O'Toole: Baterie, Chant
Nick Beggs: Basse, Choeurs
Rob Townsend: Clarinette, Flûte, Saxo
Amanda Lehmann: Guitare, Choeurs.


Mechanical Bride
Fire On The Moon
Every Day
Emerald & Ash
Ace Of Wands
Pollution B
The Steppes
Slogan
Serpentine Song
Tubehead

Pause

Spectral Mornings
Firth Of Fifth
Rainbows
Acoustic Medley / Horizons
Blood On The Rooftops
Fly On A Windshield
Sleepers
Still Waters
Los Endos

Rappel:

Clocks

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