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Golden Gate Quartet, Auditorium Michel D'ornado, Deauville, 27 Janvier 2008




Petit weekend tranquille à Deauville. Sa plage, son casino, son festival... tout ça, on s'en tape. Ce weekend, nous sommes venu voir LE groupe de gospel qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie. Crée en 1934, les Golden Gate Quartet sont les seuls representant du Négro Spiritual connu dans le monde entier. On dit même que le grand Elvis en personne était fan de ce groupe et que, durant son service militaire, profitant d'une permanence, il serait allé les voir et aurait finit la soirée avec eux, dans les loges, tapant le boeuf jusqu'au petit matin.
De cette époque, il ne reste que Clyde Wright, 2eme ténor, présent dés 1954 et agé de 80 piges... alors, C'est maintenant ou jamais qu'ils faut les voir. De plus, le groupe entame sa tournée d'adieu. Ouai bon... une tournée d'adieu qui s'achevera qu'à la mort de se dernier, et encore...
Alors que le soleil est à deux heures de se coucher, nous entrons dans le hall de l'auditorium. Nous appercevons nos quatre reliques assis confortablement, entrain de répondre à une interview télévisé. La rencontre avec les chanteurs est malheureusement impossible, des agents de sécurité nous barrant l'accés.
Des quatre chanteurs, Clyde Wright, 2eme ténor, est le plus ancien, suivit de Paul Brembly barryton depuis 1971. Les deux plus jeunes sont Franck Davis, 1er ténor, arrivé en 1995 et Anthony Gordon, basse, p'tit jeune arrivé l'année dernière dans le groupe.
Arrive le moment ou nous entrons dans la salle. Siéges confortables, vu imprennable sur la scène, voisins sentant légèrement la naphtaline... tout est là pour un grand moment de nostalgie. Il est un peu plus de 16 Heures quand la première partie fait son entrée. Une p'tite nana d'une vingtaine d'année, qui a un nom de bagnole, arrive avec son pianiste. Elle nous balancera son jazz de bonne facture. Sympa pour se mettre dans le bain, mais assez lassant à la longue, plutôt monotone. Heureusement, le set ne dure qu'une trentaine de minutes.
Place aux papys qui se font attendre, malgrés les protestations de quelques fans impatients, qui se croient plus dans un stade que dans un auditorium.
Nos quatres gars font enfin leur entrée.
Ce soir, nous n'avons pas le droit à un concert, euh pardon, un récital comme les autres, non, mais carrement un voyage dans le temps, de l'origine du groupe et même au-dela. Le groupe commence par chanter à la manière des membres fondateur, il y a 70 ans, à cappela, autour du même micro. C'est ainsi que l'histoire a débuté.
Clyde Wright, qui parle un français plutôt correct, nous retrace l'épopée du groupe, de son début dans un contexte historique mouvementé, aux années de reconnaissance et de succée.
Les titres s'égrainnent ainsi dans une salle conquise. Des chants religieux tel qu'on les aimeraient dans nos églises, aux chants douloureux sur l'esclavage, tout y est.
Les classiques " Swing Low, Sweet Chariot ", " Down By The Riverside ", " Oh When The Saints ", " Nobody Knows The Trouble I’ve Seen" sont interpreter avec brio, souvent émouvant, jamais pleurnichards, le tout saupoudré de piano, batterie et basse, discret mais indispensable.
Et pour clore le spectacle qui a ému le public, pourquoi ne pas chanter le classique des classiques "Happy Days", par un Franck Davis à la voix crystaline. Magnifique.
Nous repartons enchantés, les yeux humides mais le sourire aux lèvres, prêt à se balader sur la plage toute la nuit, main dans la main... Mais nous sommes en janvier et sa pèle grave... on rentre à l'hotel!


1ere partie

Zarifa

Golden Gate Quartet:

Frank Davis - premier ténor
Clyde Wright - Second ténor
Paul Brembly - Baryton
Anthony Gordon - Basse
+
Daniel PINES - piano
Joël ROCHER - basse
Pascal RIOU - batterie

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