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La Fermer du Rock, Cinqueux, 22 & 23 Aout 2008





VENDREDI 22 AOUT:

DIDIER SUPER
MAUSS
CAFE BERTRAND
ANGE
WÜRM


SAMEDI 23 AOUT:

PUGGY
SYNOPSIE
BLIND DEAF AND DUMB
BABYLON PRESSION
TAGADA JONES
EMPYR
M-SIXTEEN
FANCY
NORMA PEALS
MASS HYSTERIA
KISS KISS BANG BANG
HUSHPUPPIES
MOLLY'S
NADA SURF
RHESUS
HF THIEFAINE & PAUL PERSONNE


Le festival "La ferme du rock", pour sa deuxième édition, a vraiment fait fort, trés fort. Plannifier sur trois jours, l'affiche est aussi divers que Ange, Mass Hysteria, Fancy ou le duo Personne/Thiéfaine. Nous avons decidé, cette année, de faire l'ouverture du festival le vendredi, et de poursuivre ce samedi.
J'arrive donc vers 19 Heures. Nous passons devant pas mal de flics, plutôt détendus, qui se foutent de nous qui avons des baskettes aux pieds... Mauvais calcul, des bottes auraient été plus juducieux. Le festival a lieu dans un champs... la gadoue, la pluie et l'odeur du purrin seront aussi de la partie. 19 heures donc et malheureusement, Didier Super est déja passé, mais ce n'est pas trés important. Aujourd'hui, je suis venu, pour voir le groupe mythique du rock progressif français des 70': Ange. Mais tout dabord, se sera Café Bertrand, un groupe que j'avais moyennement apprécié lors de leur concert donnée en première partie de Deep Purple, en 2006.
Je ne sais pas si c'est le plein air, la taille plutôt moyenne de la scène, ou les quelques années qui les on forgées, mais le concert que nous a donné le groupe était génial. Nous sommes toujours assez pret du meilleur de noir désir, plein de riffs rageurs, parfois assez sombre et mélancholique, mais sans tomber dans la deprime comme l'était tombé le groupe bordelais depuis 2000.
On assiste au concert du stand à bouffe ou nous entamons la première bière. Le public n'est vraiment pas nombreux en ce premier jour de festival. Esperons qu'il soit bien plus demain, sinon la ferme du rock sera sérieusement en péril.
22 Heure30, la nuit tombe doucement, et le groupe Ange arrive sur scène. En fait, du groupe originel, il ne reste que le chanteur, Christian Descamps. Celui-ci est entourré de son fiston Tristan qui remplace son tonton au clavier. Christian, vêtu d'une blouse grise assez étrange, a visiblement gardé la pêche, malgrés les ravages du temps. Le concert commence par "Tous les boomerangs du monde", issus de leur dernier album "Souffleur de vers". D'ailleurs, la setlist de ce soir sera composer de pas mal de chansons de la seconde période du groupe (aprés 1999), mais nous aurons droit à quelques classiques comme " la gare de Troyes ", " Exode " ou "Ode à Emile". Nous sommes loin du rock progressif des années 70 mais j'ai vraiment plaisir à voir le jeu de scène du chanteur dément, insultant les flics qui entourrent la scène. Plaisir aussi d'admirer les danses macabres de Caroline Crozat, qui grâce à son sens du spectale, nous rapproche des prestations du groupes originals. Sans parler du talents de l'ensembles des musiciens et des envolées lyrics de Tristan.
Un concert vraiment plaisant, même si je ne connaissais pas grand chose du groupe avant. Je ne sais pas si les fans de la première heure seront aussi enthousiaste que moi... Mais l'ensemble du public present semble grandement satisfait (des p'tits jeunes comme des anciens aux t-shirts Ange délavés).
Fin de soirée, il est minuit et un autre groupe est prévu ce soir. Nous décidons de quitter les lieux pour mieux revenir demain... avec un programme bien chargé!

Comme promis, nous arrivons le lendemain, en milieu d'apres midi. Nous nous garons dans le parking prévu à cet effet: Un champs boueux, avec un peu de paille pour le rendre moins glissant. Cette nuit, pour sortir les bagnoles, ça va être folklo.
Il ne pleut plus et nous découvrons que le festival se passera sur deux scènes (on t'ils montés la deuxième scène cette nuit...?).
Nous arrivons au milieu du set d'Empyr, le nouveau groupe à la mode. Composé de la moitié des affreux Kyo, d'un Vegastar, un Pleymo et un Watcha... Putain, que du beau monde.
Première constatation, le groupe est plus énervé que Kyo, et ça, c'est déja pas mal. Le bras dans le platre, le chanteur s'agite sur scène en chantant en anglais. Empyr est bien plus interessant que Kyo mais reste toujours un groupe à minette de moins de 16 ans. D'ailleurs, beaucoups de fans aclament leurs idoles, armées de drapeaux et T-shirts à l'effigie du groupe (une étoile noire). Les petites groupies en puissance donnent de la voix, contrairement au chanteur. Le show se passe, sans vraiment d'éclats... Les fans sont ravis, mais n'on pas convaincus les autres festivaliés.
Le deuxième groupe est M-Sixteen, un groupe de Punk-Hardcore. Pour résumer, les guitares sont branchées sur 11 et le chanteur hurle. Pour moi, cinq minutes sont largement suffisante pour apprécier le groupe. Je m'éloigne un peu et rejoind un ami, découvert par hasard sur le site. C'est donc du stand à bière que je regarde les furieux de M Sixteen... vraiment pas mon truc.
Sur la scène A, par contre, ça devient vraiment intéressant. Le groupe des déjantés "Fancy" arrivent sur scène, devant un public toujours aussi clairsemé. Dés les premières secondes, le ton est donné. L'hysterique Jessie Chaton débarque, tout de cuir vétu (à l'exeption d'un boa balnc qu'il porte autour du cou).
La guitares nous délivre les décibelles et le chanteur nous exorte à danser et chanter. Sa voix aigue au plus haut point, nous livre du glam rock speedé aux amphets, un mélange de T Rex et des ramones; qui nous fait péter les tympans. Putain, ça déchire. Jessie crie, hurle, vente les mérites du meilleur groupe au monde, le siens... tout ceci dans la bonne humeur. Une bonne partie de leur album "King of the World" sera interpreté. Le public, par contre, est totalement absent, et je me retrouve, comme un con, seul devant la scène, à me remuer comme un forcené. Dommage pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils perdent.
Sur la scène B, les "Norma Peals" entre rapidement en scène. La moitié des musiciens sont vétu tout de noire, l'autre moitié de blanc. La power pop chanté en anglais que nous livrera le groupe fait du bien à nos oreilles déja meurtris.
Même si ce n'est pas trés original, nos cinq alsacos se donnent à fond et s'amuse. La centaine de spectateur devant la scène semble apprécier. Rien de tel qu'un peu de répis pour attaquer la nouvelle tête d'affiche... les trés bruyant Mass Hysteria.
Mass Hysteria qui arrive comme des furieux sur la scène A. Mass Hysteria, le groupe de fusion (Rap/Métal) réputé être l'un des meilleurs. Umh... la fusion c'est pas trop ma tasse de thé et même plus, j'ai plutôt horreur de ce mélange. Les musicos arrivent donc, et première constatation... se ne sont plus des jeunots! La majorités des gars frisent la quarantaine.
Derrière eux se dresse une toile avec la nana, éffigie de leur dernier album "Une Somme de Détail".
Le chanteur Mouss commence à donner de la voix, les textes defilent, et la musique les accompagne parfaitement. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. L'énergie du groupe est tel que l'on apprecie forcement leur deploiment de force sur scène, même si l'on est, come moi, réticent à leurs differents albums. Les textes ne sont pas couillons comme le sont ceux de la majorités des rappeurs francophones. La voix et l'atitude des gars n'est pas trop exagéré, pas de blig bling... bref, un groupe à découvrir absolument sur scène... d'urgence!
Aprés les hurlements et la rage, retour vers la scène B pour un peu de douceur. "Kiss Kiss Bang Bang", groupe parisien, nous livre une prestation rock mélodique vraiment pas mal. Ca fait du bien à nos oreilles qui saignent.
Selectionné pour le printemps de bourges, le groupe fait parti des nouveaux groupes de "Baby-Rockeurs", qui n'on rien inventés, mais ils perpétuent le rock à leur manière. Une prestation agréable, trés bonne transition avec le nouveau groupe de la scène A, eux aussi classé Baby Rockeurs, les Hushpuppies, qui débarquent alors que la nuit tombe doucement. Le groupe (à la mode) nous balance à la gueule leurs mélodies issus de leurs deux albums. Le chanteur charismatique sait attirer la foule, toujours pas trés nombreuse mais ultra motivé. Les chansons explosives s'enchainent, avant leurs tubes You're Gonna Say Yeah! ( musique de la pub Mennen) et Bassautobahn ( pub Toyota Auris). Trés bonne prestation de l'avis général.
Pas le temps de souffler, un petit détour vers le stand bouffe et direction la scène B ou le groupe d'Amiens "Molly's" arrive et nous livre, lui aussi, des mélodies rock survitaminées. Bon concert, mais pas trés differents des deux derniers groupes. Il nous faut un changement radical.
Sur la scène A justement, ça bouge. Le groupe mythique " Nada Surf" arrive doucement. Le bassiste et chanteur Daniel Lorca, le genoux cassé, ne se levera pas de sa chaise, ce qui ne l'empechera pas de gigoter sur place.
Je connais depuis pas mal de temps se groupe, que j'ai connus, comme tout le monde, grâce à "Popular" , issu de l'album High/low sorti en 1996. Les années passant, je les avais presque oublié lorsque je découvris qu'il passait à cinquantes bornes de chez moi. Je téléchargea donc leur dernier albums (trés bon !!), ne connaissant toujours que peu de choses du groupe.
Avec un énorme étonnement, je constate que le chanteur Matthew Caws (guitare et chant) et Daniel Lorca (basse et chant) parlaient parfaitement le français. Ils ne s'exprimerons que trés peu en anglais.
Ceux ci sont plutôt sympathiques et touchants.
Tout au long du concert, le groupe (accompagné de Martin Wenk, clavier du groupe "Calexico"), nous livrera un rock doux mais puissant. Une force tranquille.
Je ne reconnais de 3 ou 4 chansons, issus du dernier albums "Lucky", mais le tout est vraiment plaisant à écouter. La simplicité des musicos, l'éclairage faible et la puissance des mélodies nous plongent dans leurs univers. Génial.
Pas mal de gens seront pourtant déçus de ne pas entendre leur tube "Popular", tube que les membres du groupe on du mal à se détacher. Et pourtant, ce soir, ils nous ont fait voir leurs vrais visages, loin du morceau qui les a propulsés.
Encore dans l'atmosphère chaude des Nada Surf, nous nous dirigeons vers la scène B pour voir "Rhésus". Le trio grenoblois est lui aussi sympathique. Etant de jeunes rockeurs, leur musique est pourtant à des années lumières de celle des Hushpuppies and co.
Le chanteur est à l'aise, la bassiste est jolie et le batteur intérimaire assure. Le batteur habituel est absent, nous raconte Aurélien le chanteur/guitariste, car sa femme viens d'accoucher aujourd'hui "pour de vrai". Il prendra donc son téléphone en nous demandant de l'acclamer quand il déccrochera... pas de bol, c'est la messagerie.
La bonne humeur est au rendezvous et leur presation Rock'n Roll parfaitement reussit.
La nuit est maintenant tombé définitivement sur la ferme du rock et les seules lumières restantes sont celle de la grande scène ou deux dinausaures, à chemises à fleurs, font leurs entrées. Hubert Félix Thiéfaine et Paul Personne, accompagés d'un bassiste et un batteur, nous interpretes une ou deux chansons de Paul, un peu plus de HF et une grande partie de leur album "Amicalement Blues", l'album qui était déstiné à notre Jojo nationnal, mais finalement refusé.
Le concert est sans grande surprise et trés semblable à leur album mais quel joie de voir ces deux monuments du rock français, qui s'entendent merveilleusement bien sur scène.
Quarante minutes de concert et je détale. Pour moi, le festival est fini. Je préfère partir quelques minutes plus tôt et rater quelques délicieuses chansons mais être sur d'être l'un des premier à sortir du parking boueux. Je suis fatigué et je n'ai vraiment, mais vraiment pas envie de rester embourbé.
Ce ne sera pas le cas. La terre a sechée et je part tranquillement vers ma maison, en repensant aux magnifiques images que ce petit festival m'a offert. Esperons qu'il puisse survivre et nous redonner autant de frissons.


Café Bertrand:

Walther Gallay - chant
Stéphane Honde - guitare lead
Denis Baruta - guitare rythmique
Sylvain Terminiello - basse
Emmanuel Lamic - batterie

Ange:

Christian Décamps : chant, claviers
Tristan Décamps : claviers, voix
Hassan Hajdi : guitare
Thierry Sidhoum : basse
Caroline Crozat : chant, chœurs
Benoît Cazzulini : batterie, percussion

Empyr:

Benoît Poher de Kyo - chant
Florian Dubos de Kyo - guitare - chœurs
Frédéric Duquesne de Watcha - guitare
Benoît Julliard de Pleymo - Basse - chœurs
Jocelyn Moze de Vegastar - batterie

Setlist Empyr:

God is My Lover
New Day
The Voice of the Lost Souls
Water Lily
The Fever
Tonight
Way Out
My Empress
Say It
March On
Join Us


Fancy:

Jessie Chaton - Lead vocals & keyboards
Mom - Guitars & Background vocals
Rae Mone - Bass guitars & Background vocals
Antoine Goussard - batterie


Huspuppies:

Olivier Jourdan - chant
Cyrille Sudraud - guitare
Franck Pompidor - batterie
Guillaume Le Guen - basse
Wilfried Jourdan - clavier


Mass Hysteria:

Mouss (chant)
Yann (guitare)
Nico (guitare)
Stéphane (basse)
Raphaël (batterie)


Setlist Mass Hysteria:


La contradiction
Attracteurs étranges
Le vis à Babylone
Une somme de détails
Mass Protect
Knowledge Is Power
Des nouvelles du ciel
Aimable à souhait
L'espoir fou
Se lover dans les flammes
Zion
Échec
Killing the Hype
Respect to the Dance Floor
Furia


Nada Surf:

Matthew Caws - guitare, chant
Daniel Lorca - basse, chant
Ira Elliot - batterie, chant
Martin Wenk (Calexico) - synthé

Setlist Nada Surf:

High-speed Soul
Happy Kid
Whose Authority
What Is Your Secret
Weightless
Concrete Bed
Inside of love
Fruit fly
80 Windows
I like what you say
Beautiful beat
Blankest year


Personne & Thiéfaine

Paul Personne - chant, guitare
Hubert Félix Thiéfaine - chant, guitare
Arnaud Giroux - basse
Henka Johansson - batterie

setlist Thiéfaine & Personne:

Spécial Ado SMS Blues
Juste avant l'enfer
Strindberg 2007
Your terraplane is ready mister Bob
Distance
Avenue de l'amour
rendez-vous au dernier carrefour
Le vieux bluesman & la bimbo
La beauté du blues
Lorelei sébasto cha
Fin de partie
Barjoland
Fin de millénaire
Emeute émotionnelle
Rock autopsie

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