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Police, Stade de France, 30 Septembre 2007





C'est encore une fois une reformation inespéré qui nous emmène au Stade de France. Certes, celle-ci sent le pognon à plein nez mais nous sommes plutôt curiex de voir ce que Police a encore dans le ventre, vingt ans aprés la fin du groupe.
Police, trio mythique, va donc investir un stade plein à craquer.
Personnelement, je n'ai jamais été un grand fan de ce groupe et c'est surtout pour les beau yeux de ma femme que nous sommes ici, et franchement, entre la reformation de Police et celle d'un Genesis sans Hackett ni Gabriel, nous avions vite fait notre choix.
Nous entrons finalement dans le stade pendant la première partie, Fiction Plane, petit groupe sans pretention qui permet de chauffer doucement, trés doucement le stade.
La seul particularité du groupe vient de son chanteur, Joe Sumner, fils de Sting...
Le trio Londonnien nous interprete quelques morceux de son album "Left Side of The Brain" sorti recemment. Le fils à papa et ses amis font bien leur job, avec leurs petites chansons entrainantes. La voix, le phrasé, les envolèes du fiston rappel vraiment celle de son père à la grande époque. Une similitude qui rend la prestation du groupe un peu douteuse. Fiction Plane serait'il une pale copie de Police.?
Pas vraiment, mais on peu légitimement penser que des titres comme "Two Sister", le hit du moment, ressemble assez bien à ce qu'aurait pu faire Police dans les années 90.
Le jeune groupe quitte la scéne aprés n'avoir vu qu'un petit quart d'heure (sur les 45 minutes) de leur prestation. Qu'importe, cela nous suffit.
Autour de moi, aucun fan hardcore de Police, mais plutôt des pères de famille, venus avec leurs bambins pour voir, sans doute, une partie de leur jeunesse.
Place maintenant à l'artillerie lourde, et aprés 30 minutes d'attente, Police débarque, sous un "Get up, stand up" de Bob Marley…
Le groupe apparait sur une scène au décors... disons... minimaliste, entouré d'écrans géants et d'immenses panneaux lumineux. Pas de décors incroyables comme on aurait pu le penser.
"Message in a Bottle" résonne dans l'arène est c'est une explosion de cris. Pas de problème, pour la voix de Sting qui est toujours aussi puissante, et pour ces deux compagnons qui ne semblent n'avoir rien perdu de leur energie.
Mais voilà, même le trio le plus énergique du monde aura énormement de mal à meubler une scène aussi grande que celle du stade.
Deuxième morceau avec "Synchronicity II", titre tout aussi connus et aimé des nombreux fans qui m'entourrent. Présentation des membres du groupe en Français et c'est au tour d'un autre classique, "Walking On The Moon", chanté en choeurs par un public ravis. Ainsi, les plus grand titres du groupe cotoieront quelques titres plus anecdotique durant prés de deux heures.
Ainsi "Don't Stand So Close To Me", arrive aprés "Voices Inside My Head et "When The World Is Running Down", inconnus au bataillon.
La pop nerveuse du groupe électrise une bonne partie du public, mais je reste insensible à la magie qui opère tout autour de moi. Certes, le groupe joue avec talent des chansons qu'on aiment tous, mais quelques chose manque terriblement. Et durant tout le show, j'attendrais ce quelque chose qui ne se produira pas."Driven To Tears", "Truth Hits Everybody", "Hole In My Life", "Every Little Thing She Does Is Magic","Wrapped around your finger", les titres s'enchainent avec plus ou moins d'entrain. Finalement, je ne connais pas grand chose du groupe.
Enfin, "De Do Do Do De Da Da Da" reveille enfin le public, et moi-même par la même occasion.
"Invisible Sun" voit des images d'enfants tristes défilées sur les écrans.
"Walking In Your Footsteps" et "Can't Stand Losing You" nous emmènent doucement vers un final d'anthologie.
Le concert se termine par "Roxanne", alors que la scène se colore de rouge, rouge comme ce quartier frequenté par ladite dame.
C'est véritablement LE tube que tout le monde attendaient. Le titre qui conclut le concert, avant l'arrivé des rappels, qui arrivent deux minutes aprés.
Ce sera tout dabord " "King of pain" , puis "So lonely" et "Every Breath You Take". Le meilleur titre du groupe.
Titre, occulté depuis quelques années par la reprise merdique d'un loser nommé Puff Daddy.
Et c'est vrai que l'original, ce soir, est un moment merveilleux. Quelques briquets s'allument et la nostalgie emplie le stade de France pour près de trois minutes.
Le concert aurait pu s'arreter là, tout les fans auraient été satisfaits de voir leurs idoles mais voila, les applaudissements des spectateurs font revenir le groupe, accompagné par un homme, qui se trouve être le rockeur Henry Padovani, premier guitariste et membre fondateur du groupe, vite evincé au profit d'Andy Summers à la vieille de la gloire.
Nos quatre compère reprendrons donc un "Next to you" survolté. Un large sourire sur leurs visages, nos 4 gars prennent plaisir à rejouer ensemble.
C'est vraiment le moment le plus mémorable du concert. Un moment ou le groupe de cinquantenaire renoue avec le jeune groupe de punk qu'etait le Police embyonnaire des années 70'.
Et c'est certainement cela qui manquait ce soir. Un esprit d'équipe, une cohésion entre ces trois talentueux musiciens.
Un salut au public, des applaudissements à tout rompre et nos quatre gars quittent la scène, ensemble.
Les lumières se rallument et de large sourire s'affichent sur les visages autour de moi.
Quant à moi, je suis mitigé. Certes les chansons étaent agréables à écouter, à découvrir en live; une setlist impeccable, mais quant même....
Pour moi, il est certain, le jeu de Police, bien qu'exellent, n'a rien à faire sur une scène aussi grande que celle-ci. Un POPB ou un Zenith aurait largement été suffisant.

Police:

Sting - chant, basse
Stewart Copeland - batterie
Andy Summers - guitare
Henry Padovani (guitare sur "Next to You")


Set List:

Intro:Get Up Stand Up (Bob Marley)
Message in a Bottle
One World (not Three)
Walking on the Moon
Voices inside my Head
Don't Stand so Close to Me
Driven to Tears
Hole in my Life + Hit the Road Jack (Ray Charles)
Thruth Hits Everybody
Every Little Thing She Does Is Magic
Wrapped Around Your Finger
De Do Do Do De Da Da Da
Invisible Sun
Walking In Your Footsteps
Can't Stand Losing You
Roxanne

Rappel :

King Of Pain
So Lonely
Every Breath You Take,
Next To You (avec Henry Padovani)

Fiction Plane

Joe Sumner - chant, guitare, basse
Seton Daunt - guitare
Pete Wilhoit - batterie

Set List

Anyone
Death Machine
Running The Country
It's A Lie
Cross The Line
Sadr City Blues
Drink
Hate
Two sisters

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