
Ce soir, les legendaires Nine Below Zero, figure emblématique du Pub Rock, débarquent en ville, dans la belle salle du Ziquodrome, à Compiègne.
C'est la première fois que je commets l'erreur de ne pas acheter ma place sur internet et, arrivant sur le parking de la salle, j'espere plus que jamais que ce concert n'affichera pas "Sold Out" avant que puisse retirer mon précieux sésame.
Ce qui est chose faite quelques minutes plus tard. Mon billet en poche, je me dirige vers la salle plutôt silencieuse. A une demie heure du concert, une petite centaine de personnes se retrouvent éparpillés devant la scène. Apparement, l'affiche n'a pas fait déplacer les foules et c'est bien dommage.
Un petit tour dehors, quelques conversations avec un fan de longue date du groupe et la première partie commence. Les Blues Power Band (BPB)est un groupe Français, réputé dans le milieu du Rock.
Nos six gars nous balancent donc leurs Blues Rock en pleine poire, sous les yeux d'un public assis, bras croisée.

Et pourtant, les rares spectateurs apprécient le show et le fait savoir. Les gens, des quinqua pour la plupart, commencent à sagiter sur leurs sièges. Pour moi, impossible de rester assis. Debout au fond de la salle, je voit le groupe, visiblement heureux d'être la, nous balancer un "Shoot, Shoot, don't Talk" exellent. Le public aura du mal à voir se groupe s'éclipser, non sans un dernier rappel, et partir, nous laissant sans voix. "Ils ont interet d'être trés bon", lançe un vieux, visiblement ravi du spectacle qu'il viens de voir.
Assez rapidement, c'est le groupe tant attendu qui ente en scène.
Du groupe original, il ne reste que Mark Feltham à l'harmonica et au chant, et Dennis Greaves, au chant et à la guitare. Les deux autres ne sont pas pour autant n'importe qui.

Gerry McAvoy et Brendan O'Neil sont en effet la colonne vertebral, la section rythmique des album du grand Rory Gallagher. Mark Feltham tiens également l'harmonica dans ses deux derniers albums.

Commençant le concert sur les chapeaux de roue, malgrés quelques problèmes techniques, le groupe ne se laissera pas décourager par le peu de spectateurs. Ils seront plutôt portés par l'enthousiasme du public venue les acceuillir.

Composé de vieu, de neuf ("It's Never too Late", parut en 2009) et de quelques reprises "Hootchie Cootchie Coo" "Eleven Plus Eleven", "Ridin' On The L & N", "Homework", "Sugar Beat (And Rhythm Sweet)", s'enchainent à la perfection, ne laissant jamais de temps morts.
Tous est tellement bien enchainé que nous somme plutôt surpris de voir le groupe s'en aller, au bout de 90 minutes d'un concert explosif.

Constat... il n'y a plus grand monde d'assis. Le public reclame le retour de nos quatre gars, qui arrivent quelques seconde plus tard. J'en profite pour me glisser au premier rang, à la gauche de Dennis.
Le rappel sera la cerise sur le gateau, le bouquet final.
Un "Wooly Bully", chanter avec une partie des BPB, dans la bonne humeur. Le sourire jusqu'au oreilles, Dennis nous presentera "Pour la première fois au monde", un solo de tambourin, realisé par le batteur des BPB, enchainé à un "Jingle Bells" hilare. Exellent. Tout le monde se lachent sur scène et la bonne humeur arrive jusqu'aux spectateurs, tapant énergiquement dans leurs mains.
"Back in USSR", la reprise des Fab' four conclura le set de la même façon qu'elle a commençé. A 100 à l'heure, le sourire sur nos visage.
Le groupe s'eclispera dans la nuit, nous laissant heureux et ravie d'être la, prennant même le temps de signer des autographes, à quiconque en demande.
Chapeau!
Blues Power Band:
Hervé "Bannish" Joachim: chant
Régis "papygratteux" Lavisse : guitare
Pascal "Paco" Guégan: guitare, choeurs
Nicolas Paullin: basse
Olivier "Bathus" Picard: Batterie
Damien Cornelis: Clavier
Nine Below Zero:
Dennis Greaves: chant, guitare
Gerry McAvoy: basse, choeurs
Brendan O'Neil: Batterie
Mark Feltham: Hamonica, chant
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