
Pour mon premier concert de cette année 2011, j'ai choisi de le passer à Paris, la plus belle ville au monde, ville des grands écrivains, des intellectuelles... des petites ruelles sombres, avec ses trottoirs plein de merde de clébards, son air pollué, ses gens louchent, ses embouteillages monstres ... je déteste Paris. J'essai pourtant d'y aller le moins souvent possible, me contentant des quelques concerts se déroulant prés de chez moi, mais le constat est vite fait, cette année 2011 s'annonce plutôt pauvre et si je ne bouge pas mon cul à Paris, je vais passer à coté de pas mal de bonnes choses. A commencer par cette reformation que pas mal de monde attendaient et redoutaient. Thin Lizzy, sans le grand Phil Lynott, avec 3 de ses musicos d'origine, pour une tournée annoncée en grande pompe l'année dernière (pour les 25 ans de la mort du grand Phil) et dont le passage en France reste miraculeux... Thin Lizzy, sans John Sykes, parti en 2009, mais toujours avec Scott Gorham et agrementé de Brian Downey, fondateur du groupe, et Darren Wharton, l'un des dernier arrivé de l'ere Lynott. Avec cela, l'ancien Dio, whitesnake et Def Leppard, Vivian Campbell à la guitare, Marco Mendoza à la Basse (Celui-ci joue depuis 16 ans dans le groupe, mais n'a jamais connu Lynott, mort en 86) et un certain Ricky Warwick au Chant.
J'arrive donc vers 19 Heures à Paris, satisfait de n'être garé qu'à 500 mètres de la salle. Pas de fil d'attente, les portes sont grandes ouvertes.
La salle est déja bien remplie quand j'entre, mais la plupart se trouvent collés au bar, sirotant une bière qui me fait tant envie. Je préfère m'installer tranquillement à gauche de la scène, en ésperant que la première partie ne tarde pas trop.
Les Supersuckers arrivent plutôt à l'heure. Le groupe est là pour chauffer la salle et ils y arrivent trés bien. Leur mélange de Punk, garage et de grunge (le groupe viens de chez Sub Pop) nous en fou plein la gueule. Le public, venu pour Lizzy, et uniquement pour eux, regarde le set avec curiosité, secouant doucement la tête, souriant quand la chanteur, Eddie nous demande de tendre le majeur bien haut.

La Punk attitude.
Le groupe quitte la scène aprés un set d'une trentaines de minutes, laissant place à l'exitation de voir un groupe culte, revenir à la vie. Aprés ma découverte d'Eric Bell en live l'année dernière, je me demande si la surprise sera tout aussi agréable ce soir.
Les lumières s'éteignent. Devant moi, arrive Marco Mendoza et Vivian Campbell... Dommage, Scott est de l'autre coté.
Ricky Warwick arrive devant son micro. Son attitude et son look ne m'inspire pas confiance, mais dès les premières notes d' "Are You Ready", mes craintes disparaissent... définitivement.
Tout les musiciens s'en donnent à coeur joie . Nos 3 survivants n'ont rien perdus de leur talent et de leur puissance; Mendoza, le bassiste que l'on croirait sorti du film "This is Spinal Tap" assure en se déhanchant comme un diable, Campbell est " la force tranquille" et Warwick, qui a sans doute le rôle le plus difficile, s'en tire admirablement.

"Waiting for an Alibi" est toute de suite enchainé, dans une version trés proche de la version studio. Impeccable. Le logo du groupe, derrière la scène scintille de mille feux et m'évoque la douce nostalgie des 70' que je n'ai pas connu.
Ce soir, la setlist n'offre aucune réelle surprise, mais peu importe, Thin Lizzy est là, devant nous et on se prend une baffe quand le riff de "Jailbreak" retenti puis, alors que les tambours sont de sortis, " Do Anything You Want To", l'une de mes chanson préféré. Un grand moment de bonheur.

Chaques chansons est relativement proche de la version studio et il n'y a que peu d'improvisation, mais c'est parfait, et c'est exactement ce que j'esperais!
Les tubes s'enchainent ; "Don't Believe A Word", alors que les médiators ne cessent de jaillir de la scène, lançé énergiquement par Mendoza et Campbell, mais s'écrasant à des Kms de moi...
L'un d'eux me frôle la tête.... trop tard!
"Dancing In the Moonlight " résonne, sans son solo de saxo.... Dommage, je voyais bien John Helliwell en guest... on peu toujours rêver! le tout est enchainé à "Massacre", merveilleusement interpreté.
L'atmosphère s'alourdie soudain. Une teinte verte inquiétante obscurtie le visage de Warwick. Le synthé de Wharton résonne. Encore un grand moment... Sans doute le meilleur....
"Angel Of Death", parut sur Renegade en 81, et sans doute le meilleur morceau des 80', et probablement l'un des dix meilleur du groupe. Magistral.

Mais ce moment si jouissif va s'interompre brutalement, alors que le groupe passe à la chanson suivante, la soporifique "Still In Love With You" interpreté par le duo Warwick/Wharton. Cette chanson m'a toujours endormi, que ce soit la version studio ou live, sur le legendaire "Live and Dangerous". Wharton a énromement de mal à donner de la voix, rendant cette chanson encore plus pénible.
Puis le calme reviens et débarque l'obligatoire "Wiskey in the Jar"; version bien plus rock que la version d'Eric Bell, lors de sa tournée Française de 2010. Une version étiré pour un public en délire. Comme pour beaucoup "Wiskey in the Jar" reste la chanson qui m'a fait connaitre le groupe, il y a pas mal d'années maintenant.
Les classiques s'enchainent ainsi, "Emerald", "Wild One", "Sha La La" et son solo de batterie, époustoufant puis, l'une de mes chanson favorite "Cowboy Song". Rien que pour ce titre, je me félicite d'avoir acheté une place, et de m'être placé aussi pret de nos héros.

"The Boys Are Back In Town", l'un des titres les plus populaire de groupe... je me demande pourquoi.
Et le groupe s'éclipse.
Le show a été pratiquement parfait du début jusqu'à la fin et je suis un peu sur le cul en voyant que le spectacle est bientôt fini.
Le groupe reviens, bien sur, pour deux reprises. "Rosalie" et "Bad Reputation" . Nickel puis s'éclipse pour revenir à nouveau avec "Black Rose" qui conclus le spectacle en beauté. Un tonerre d'applaudissements et la foule part, traquillement à leur petite vie quotidienne, certainnement conscient d'avoir assisté au concert de l'année.
J'erre tranquillement et reprend mes esprit au bord de la scène. Quelques fans reclament les quelques médiators posé sur le micro de Mendoza et Campbell. Cause perdue. Je m'éloigne doucement de la scène quant j'aperçois un petit bout de plastique à coté d'un groupe de jeune, plus interessé par les setlist qu'autre chose. Je ramasse le médiator, sous le regard dégouté de l'un d'eux, et me dirige vers la sortie, mon exemplaire de Thunder and Lightning en main et le sourire au lèvres.
Une bonne heure d'attente commence à la sortie du Bataclan, avec une bonne vingtaines de fans. Une attente ponctué par la sortie surprise de Nico McBrain (baguette en main) . Celui ci est visiblement ravi et signe quelques autographes à quelques fans médusés.
Au bout d'une bonne heure et demie, Wharton et Warwick sortent de la salle et commence la scéance de dédicasse. Quelques mots, une poignée de main, et ce sera tout. Nous ne verrons pas les autres membres... tant pis.
Je repart tranquillement vers ma voiture, le oreilles endolories et mon coeur battant la chamade.
Supersuckers:
Eddie Spaghetti : Basse / Chant
"Metal" Marty Chandler: Guitare
Dan "Thunder" Bolton : Guitare
Scott "Scottzilla" Churilla: Drums
Thin Lizzy :
Scott Gorham- Guitare
Brian Downey - Batterie
Darren Wharton - Clavier
Viv Campbell - Guitare
Marco Mendoza - Basse
Ricky Warwick - Chant
Setlist:
Are You Ready
Waiting For An Alibi
Jailbreak
Do Anything You Want To
Don't Believe A Word
Dancing In The Moonlight
Massacre
Angel Of Death
Still In Love With You
Whiskey In The Jar
Emerald
Wild One
Sha La La
Cowboy Song
The Boys Are Back In Town
Rappel1:
Rosalie
Bad Reputation
Rappel 2:
Black Rose
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