
Quand Joan Baez prés de chez vous, autant en profiter.
J'avais raté son passage à Amiens en 2009, et je guettais depuis, son retour dans la région.
Les mois passèrent, et la dame vieillissait dangereusement..... quant elle se décida à revenir enfin.
J'avais découvert Joan Baez sur une vieille compil que j'avais téléchargé depuis belle lurette. Sa voix, ses reprises m'avaient scotchées.
Deux mois aprés avoir raté son concert, les "Big Brothers and the Holding Co." se produisaient près de chez moi.... et en première partie, une certainne Annabel reprenait ses plus belles chansons.
A partir de cette date, je m'étais donc juré de voir la chanteuse sur scène.
Ce qui fut chose faite, ce mardi 27 Septembre.
19 Heure 50, Je me pointe donc au 44 Avenue des Canadiens, comme l'indiquait mon billet. Malheureusement, mon GPS déconne à bloc, et m'ammene dans un autre quartier de la ville.
Le temps de m'appercevoir de la boulette, il estt déja 20 Heures.
Je fonçe donc dans les rues de Rouen et touve enfin la salle, qui n'était qu'à 500 mètres à peine de l'endroit qu'indiquais mon GPS
J'arrive enfin dans ce Zenith. cours.... et entre dans la salle sous des applaudissements nourrit...destiné à la chanteuse qui vient juste d'entrer en scène.
Seul avec sa guitare, elle commençe une chanson qui m'est inconnu (God is God?) et aprés quelques mots, et alors que le placeur essai de trouver ma place, "Farewell Angelina", reprise du Zim,qui retentit dans la salle.
Je suis un peu surpris et légèrement dépité quand le groupe de la chanteuse fait son entrée. En fait, le multi instrumentaliste Dick Powell, la rejoins, seul.
Pas de batteur, pas de bassiste..... le spectacle sera parfait pour le public présent, dont la moyenne d'âge tourne autour des 60 ans!
La chanteuse et son musicien enchainent quelques chansons qui me sont totalement inconnues (En même temps, ce que je connais de l'artiste tiens sur un simple best of).
Le ton de la soirée est donné. Chaques chansons est introduite par de cour commentaires de la chanteuse, en Français, et c'est d'une voix loin de celle qu'elle avait, qu'elle interprete des titres comme "The Lily of the West" ou "Just the way you are".

Sa voix, qui est resté belle et fluide, a perdue énormement de puissance, mais la chose qui me marqua le plus, est l'absence de rythme. Une Joan Baez en sous régime.
Quel frustration d'entendre "Forever Young" et "Diamond and Dust", chanté de manière différente et bien plus lente que sur l'album, rendant impossible la participation du public. J'avais éprouvé les même frustrations lors d'un concert de Dylan, qui avait chanté toutes ses chansons sur le même air plat.
Et c'est cet absence d'un véritable groupe qui en est la cause.
Mais, la venu surprise de Marianne Aya Omac, une guitariste Française prodige aux accents Flamenco, pour 3 titres, fait véritablement décoller ce concert.

Trois titres en espagnol, dont deux duos, inconnus mais rythmés qui fait chavirer le public.
Joan Baez laissera même la jeune chanteuse seul sur scène, pour une dernière magnifique chanson,une Protest song en Français, sur un ancien soldat survivant de la grande guerre.
Le public se reveille pour la première fois, acclamant la jeune chanteuse.

Joan Baez reprend son set, de manière plus tranchante, avec un public plus participatif.
Quelques reprises qui ont le mérite d'être connus de tous. "The House of the Rising Sun" ou "Suzanne" enchante le public.
Je prend plaisir à cette deuxième partie que j'attendais tant.
Le final vera même le retour de Marianne Aya Omac pour un "Gracias a la Vida", l'une de mes chanson favorite, dans une version certes imparfaite, mais vivante.

Le spectacle se temine et les musiciens quittent la scène sous les applaudissements du public.
Joan Baez et Dick Powell reviendrons quelques secondes plus tard pour mettrent définitivement le public dans leurs poches. "Imagine", tube incontournable de Lennon et son méga hit "Nicola and Bart" serons repris en choeurs par tout le monde.
Le deuxième rappel, comme il est souvent le cas pour les concerts qu'elle donne en France, fut l'interpretation de "Déserteur" de Vian.

La feuille à la main, les pieds nus, la vieille femme récite les paroles, à cappella, sorte de piqure de rappel intemporelle .
Les bouquets de fleurs en mains, c'est sous les applaudissement que la chanteuse quitte la scène, et nous, nous retournons dans nos foyers, heureux d'avoit entendu une légende vieillissante, mais amer d'être venu beaucoup trop tard.
Joan Baez: Chant, Guitare
Dirk Powell : Violon, Accordeon, banjo, mandoline
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Marianne Aya omac : Guitare, chant
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