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Gary Lucas, New Morning, Paris, 31 Janvier 2012




Pour ce premier concert de 2012, c'est un chanteur méconnu que je vais voir, dans une salle mythique de Paris. Gary Lucas au New Morning, ou comment passer une soirée dans l'inconnu.
Il est preque vingt heures lorsque j'arrive aux portes de la salle. Quelques personnes attendent patiement leurs ouvertures, qui se produit cinq minutes plus tard.
J'avais reservé mon billet sur internet et envoyé le chèque une petite semaine auparavant. C'est donc d'un pas sûr que je me dirige vers le bureau des retrait des places. Une dame agée, sans doute la tolière de la salle, m'informe que la réservation n'a pas été enregistré et que mon chèque n'est toujours pas arrivé.
Oh bordel!
Bon... pas grave.... le concert n'est pas complet et j'achete donc une nouvelle place au guichet.
Bref...
Le new Morning, dont la façade ne paye pas de mine, est une petite salle vraiment chouette, avec sa petite fosse (garnit de quelques tables façon terrasse de bistro, et d'une guirlande éléctrique façon "fête au village"), et son bar à 5 euros la pression.
Un coin vraiment sympa, mais, alors que je suis adossé au bar depuis quelques minutes, je constate que le public présent à l'ait plutôt ... snob.
C'est incroyable le nombre de vieux gateux en costume accompagnés de bombes atomiques en mini-jupe.
Bref....
J'ai la chance de rencontrer Gary Lucas juste avant le concert. Il me signe avec gentillesse mes albums de Jeff Buckley et de Captain Beefheart. Car c'est pour eux que je suis la ce soir.




En effet, la première partie du concert est un hommage à ces deux hommes. Jeff, qu'il a fait découvrir au monde, et Beefheart, dont il a été le dernier guitariste (et manageur) de son Magic Band.
Le chanteur, fait moulte va et viens dans la salle, saluant ses amis (du genre BCBG) avant d'entrer sur scène, sous les applaudissements d'une centaine de spectateurs.
Quelques phrases sur Jeff introduise la premiere chanson, sans doute un instrumental parut sur l' album "Song to No One 1991-1992", l'album de leur collaboration, sorti bien aprés la mort du chanteur.
Son jeu est tout a fait unique et hors norme. Le génie gauché de la gratte, a un doigté remarquable.
Cela se confirme sur le prochain morceau de Beefheart, ou il posera sa voix suave pour la seul fois de la soirée.
Mais Gary Lucas, ne se limite pas à ses heures de gloire, il continu de se produire avec son groupe "Gods and Monsters" (dont Jeff a été le chanteur) et ne cesse d'inover.
Ce soir, l'un de ces titre, totalement méconnu, sera joué.
Pour le premier titre facilement accessible et ultra connu, une jeune chanteuse française, du nom de Cheyenne Schiavone, rejoindra le guitariste sur scène. Celle-ci a la lourde tâche de remplacer Buckley sur son titre le plus célèbre "Grace".




Pas façile et donc, forcement décevant. La dame à une voix en or mais ne se donne pas la peine de la pousser au maximum. De plus, c'est la version démo de Buckley qui est interpreté, nettement moins puissante que la version studio qui l'a rendu célèbre.
La deuxième invité ce nomme Béatrice Demi-Mondaine, et l'on pourrait façilement la prendre pour une prostitué sortie tout droit d'un hotel de passes dans un quartier chicos.
Talons aiguille, mateau de fourrure tape-à-l'oeil, que la dame jette négligement sur une chaise, tout est reunis pour nous le faire croire (manque plus que le porte cigarette en ivoire)...
Je comprendrais plus tard que cette dame est une "artiste", figure locale des nuits Parisienne, programmatrice du célèbre bar "La Féline".




Elle aura, elle aussi, la lourde tâche de nous interpreter "Mojo Pin" de Buckley.
Mais la aussi, il y a cassage de dents.
Alors que cette chanson est chanté délicatement par Buckley, la version de la Miss Demi-Mondaine est hurlé de façon rock.
Ce n'est pas mauvais.... mais comme pour la chanson précédent, j'attendais une version de ses classiques bien plus fildèles.
Tan pis.
Aprés une bonne heure dommage (peu être moins), notre guitariste nous quitte pour aller rafraichir son gosier.
Assis à ma place, j'observe les gens autour de moi, un vrai nid d'artistes, de bobos, et autres. J'apprendrais plus tard que dans la salle était présent des gens "connus" comme la chanteuse Chinoise Minnie Appudurai-Picoux, le chanteur de wold Music Steve Tallis, du réalisateur Jérôme de Missolz, du photographe Roy Stuart, du parolier Gilles Tordjman, du photographe et ami de Jim Morrison Gilles Ypremian ou de la chanteuse Gabriela Arnon.
Du bien beau monde.
Une vingtaine de minutes plus tard, le bonhomme reviens sur scène avec deux acolytes. Jean-François Pauvros, mec à l'allure de joey Ramone et Daniel Yvinec, bassiste virtuose.




Tout les trois improviseront pendant une heure, Yvinec et son jeu de basse brillant, Lucas à la guitare et jouant avec l'Oversampling.
Pauvros, quant à lui, reste le plus barré des trois. Le guitariste est vraiment dans son univers, tantôt faisant aller son archet sur sa gratte, tantôt faisant résonner sa voix roque.




Une bien belle démonstration et une impro vraiment reussit.
Au bout d'une heure, Gary tape sur l'épaule de Pauvros, partie pour jouer encore des heures....
C'est finalement cette deuxième partie du concert qui m'aura véritablement séduit.
A défaut d'avoir un hommage à Bucley et Beefheart à la hauteur, j'aurai au moins vu des musiciens remarquables.



Gary Lucas (Guitare,Voix)
Jean-françois Pauvros (Guitare)
Daniel Yvinec (basse)
Cheyenne Schiavone (chant sur Grace)
Béatrice Demi-Mondaine(chant sur Mojo Pin)

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