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Skinny Molly + Oli Brown, 21 Novembre 2012, New Morning, Paris

C'est une belle surprise qui s'annonce ce mardi 21 Novembre. Alors que je m'apprêtais à hiberner, j'apprends la venue de dernière minute d'un groupe dont je n'ai jamais entendu parler. Skinny Molly, remplace en effet le Taste discutable de John Wilson, qui, apparement, a cessé de briller depuis le départ de son guitariste, Mr Rory Gallagher, il y a plus de 40 ans. Bref, pour remplacer cette première partie (oui car ce n'est qu'une première partie), la production a décidé de nous mettre un groupe plutôt rare en France: Skinny Molly. Mais Kesako? Skinny Molly est, à la base, un groupe formé par Mike Estes, ex LYNYRD SKYNYRD et BLACKFOOT et Dave Hlubek ex MOLLY HATCHET. Une belle affiche en perspective. Malheureusement, Llubek est retourné avec son groupe et le groupe a muté de manière intéressante. Estes est ainsi rejoint par un guitariste et un batteur, eux aussi anciens membres de Blackfoot. 3 Blackfoot dans un quatuor, ça ne peu qu'être cool. J'arrive donc dans une salle plutôt peu remplie. Je me pointe vers le stand ou le groupe vend ses cds, Photos et autres autocollants. C'est le bassiste du groupe qui tient ce stand (le seul qui n'a pas été membre de Blackfoot) , ce qui me permet de papoter quelques minutes avec lui, en attendant leur montée sur scène. Un petit tour aux WC et j'aperçois un mec qui ne m'est pas inconnus... Serait-ce lui? Un indien... dans les toilettes....? Merde alors, la soirée rique de prendre une autre dimension si cet indien est bien lui.... Le groupe arrive sur scène sous les applaudissements. Personne ne semble choqué par l'absence de Taste. Le groupe démarre pied au planché avec ses propres compos, Southern rock trés proche de ce que faisait Lynyrd Skynyrd. Devant moi, la magie opère. Bien que je ne soit pas un fan absolue de rock Sudiste, cela fait extremement plaisir de voir des musiciens ayant cotoyés deux des groupes les plus importants du genre. Bon ok, ceux-ci n'on fait que passer dans ces groupes (Estes était le guitariste des Lynyrd de 93 à 96 et le dernier chanteur des Blackfoot de 2010-2011 ; Jay Johnson à été guitariste de ces derniers en 2006-2007 et Kurt Pietro, leur batteur en 2010 -2011). Aprés 4 ou 5 chansons bien sonnées, le groupe nous réserve une surprise énorme.... Le bassiste laisse sa place à un invité d'honneur, Greg T. Walker, le célèbre fondateur de Lynyrd Skynyrd, qu'il quittera trés vite pour fonder son Blackfoot.... Oui, l'Indien des toilettes, c'était lui. Devant moi, quatre membres de Blackfoot. Incroyable, quant on sait ce qu'est devenu Blackfoot en 2012; un groupe composé de 4 jeunots, tous recrutés par casting, sans aucuns membres fondateurs.... une première! Nos Quatres gars s'en donnent à coeur joie. Walker semble ravi d'être ici, ce soir et nous donnera le meilleur de son ex-groupe : " Good Morning" "Train train " " Fly away " et la reprise de Free, "Wishing well ". Le public est conqis. Certains son toujours sur le cul de voir cette légende innatendue. Mais le soufflet retombera pas mal dès le départ du guest de luxe. Le groupe continura avec ses propres titres et conclura en beauté son set bien couillu par le mythique "Sweet Home Alabama". Formidable. Le groupe quitte la scène. Pas de "Free Bird" ce soir....mais quel bonhneur de voir ces musiciens se prêter au jeu des serrages de mains et autre demande d'authographes. Greg T Walker, la légende, finira dans le public, repondant gentiment à toutes les questions que l'on lui pose. Et aprés lui avoir demandé un autographe sur une promo shot des Skinny Molly (rien d'autre sous la main), je lui pose La question qui me tennait à coeur. Que pense t'il de cette escroquerie qu'est le nouveau Blackfoot, celui que Medlocke à décidé de réinventer.... Celui ci éclate alors de rire..... "It's just a Joke...." .... c'est exactement ce que j'attendais de lui. Une petite bière et la tête d'affiche fait son entrée. Le prénommé Oli Brown arrive donc sur scène avec le reste de son groupe. Le power Trio s'installe trés vite et nous balance son rock teinté de Blues de bonne facture à la tronche. Son look, ses cheveux ondulés et sa fine moustache me font penser au regretté Phil Lynnott. Mais musicalement, nous somme plutôt proche de John Mayer. Celui-ci possède une puissante voix trés Soul qui se marie merveillesement à ses chansons simples. Un artiste passionnant. Mais l'heure tardive me pousse vers la sortie, et c'est au son de la gratte d'un futur "guitar hero" que je me dirige vers la sortie. Aprés cette soirée fantastique, je doit retourner sur terre.... 100 Bornes à me taper, et boulot à 5 H 45.... Dur Dur.... Slinny Molly Mike Estes - guitar, vocals Jay Johnson - guitare, chant Luke Bradshaw - basse Kurt Pietro - drums, percussion + Greg T Walker - Basse Oli Brown - Chant, Guitrae Scott Barnes basse Wayne Proctor Batterie

Soft Machine, New Morning, Paris, 21 Octobre 2012

1ere Partie Jeff Aug : Chant, Batterie Soft Machine John Etheridge: Guitare Theo Travis : Saxo, Flute Roy Babbington - Basse John Marshall - Batterie Deuxième passage au New Morning en une semaine; Aprés le légendaire Gong, se sera au tour du premier groupe de Daevid Allen, Soft Machine, de se produire sur la scène mythique. Sept ans aprés un passage remarqué, qui a vu le groupe naître un album live "New Morning - The Paris Concert ". Mais pas mal de choses on changés depuis. Les deux vétérans de la première heure, Hugh Hopper et Elton Dean, qui avaient rejoint le Soft Machine originel en 1969, sont maintenant morts, laissant leurs places à Roy Babbington ( bassiste de 1973 à 1976) et Théo Travis (ex membre de Gong de 1999 à 2010); completant le groupe avec le batteur Jim Marshall ( 1972 - 1981) et John Ethreridge ( guitare 1975 - 1978). Il n'y a donc plus aucuns membres fondateurs dans le groupe, et ça, ça en refroidis plus d'un. C'est peu être pour cela que la salle est loin d'être remplie, ce soir, beaucoup d'entre nous criant au scandal! J'arrive donc vers 20 heures, alors que sur scène, un certain Jeff Aug fait son show. Seul, il martyrise tout en douceur sa gratte pendant prés de 40 minutes. Une performanace vraiment sympa à regarder. Une vingtaines de minutes plus tard, nos quatre gars débarquent sur la scène. Tranquillement, ils s'installent et commencent leur show. Tout du long, se sera le plus jeune de nos 3 vétérans, John Etheridge, 64 ans, qui introduira chaques chansons, dans un français respectable. Un leader dynamique, qui, avec son humour, rend ce concert passionnant. Chaques chansons sera ainsi nommée, ainsi que le nom de son auteur. Mike Ratledge et Karl Jenkins étant les plus cités. Nous auront droit également à un petit hommage au collègue disparut. "Facelift" de Hugh Hopper. Les afficionados du groupe auront également la chance de découvrir un inédit, un air du jeune Théo Travis. Même si le groupe reprend ici quelques standars auquel ils n'ont pas participé, ceux-ci on la franchise de le mentionner. Le nouveau Soft Machine, ou Soft Machine Legacy pour les plus frileux, n'est pas un groupe nostalgique, et même si la folie de l'époque Wyatt à totalement disparut, le Jazz-Rock qu'il nous donnent est plutôt de bonne facture et chaque musiciens brillent un max. La section rythmique est impressionnante et les solistes Travis - Ethreridge, donnent toute la dimension à ce groupe légendaire. Un show bien huiler et le public applaudis ce groupe honnête et sincère. Aprés un rappel, l'intégralité de groupe restera de longues minutes à signer des autographes et à se faire prendre en photo. Engagent la conversation (pour les Anglophones) ou échangeant un simple sourire. Non, Soft Machine n'est pas mort!

Gong, New Morning, Paris, 15 octobre 2012

Non Gong n'est pas mort, même s'ils on dit le contraire il y a 35 ans.... Sans cesse en mouvement, le groupe de Daevid Allen n'a jamais cessé de tourner, depuis leur reformation au début des années 90'. Cette année, le groupe se permet une tournée importante en France, dont deux dates au New Morning. Etant crevé le lundi soir, j'ai opter pour le second show dans la capital. J'arrive donc à l'heure et ... Surprise,... il y a la queue à l'exterieur. Moi qui pensais que Gong n'interessait plus personne. Une caméra de Arte interview les spectateurs... Je tente de passer à travers et... ouf, les portes souvrent et nous nous engoufrons dans cette si sympathique salle. Aprés pas mal d'attente, le groupe arrive. Dabord, la toujours belle Gilly Smith puis le grand Davied Allen et les autres musiciens. Aucuns autres musiciens "historiques". Mais ces gars là ne sont pas de simple accompagnateurs. Gong est à part. Et tous se revendique de cette famille. Orlando, le batteur, n'est autre que le fils de Allen & Smith, ayant tenue le poste de batteur dès 2003. Le guitariste Golfetti présent depuis 2007. Dave Sturt depuis 2009 et Ian East 2010. Des perdreaux de l'années, comparé aux 79 ans de Smith et au 74 de Allen..... mais qui finalement, complete à merveille le duo qu'est ce Gong 2012. Dans la salle, tout les âges sont venus appaludir le groupe. Peu de baba de la première heure mais un pannelle de 20 à 60 balets. Le show demare sur les chapeaux de roue. Les musiciens sont impressionnants et n'on pas à envier leurs illustres prédécesseurs. Ian East, c'est même habillé comme le faisait Malherbe. Gilly Smith sera, les premières minutes, totalement absente; sous mixer., semble t'il Le problème sera regler en partie et la magie va operer. Je n'ai jamais été un grand fan de Gong, mais je voulais au moins une fois les voirent en Live. Et cette prestation a dépassée mes attentes. Daevid Allen, fidèle à lui même, enchainera vieilles chansons (pas mal de Camembert Electrique et Flying Teapot) et recentes (de l'album 2032). Il semble toujours aussi jeune et pas mal cinglé. Les costumes de gnome seront, bien sur, à l'honneur, ajoutant cet fantaisie festive qu'incarnait le groupe, il y a 40 ans. C'est dans cette ambiance bon enfant que ce déroulera un show de 2 heures, seulement entrecoupé d'une entracte de 20 minutes. Puis une surprise nous sera réservé. La présence du grand Didier Malherbe pour une poignée de titres et Shyamal Maïtra, membre de Gong lors de sa reformation, et acompagnateur de Madame Smith lors de son périple solitaire avec le "Mother Gong". Un concert étonnant, digne de ce que ce groupe peu faire de meilleur. Non, Gong n'est pas un groupe comme les autres et l'a encore prouvé ce soir. Daevid Allen - Guitare, chant Gilli Smyth - chant Orlando Allen - batterie Fabio Golfetti - guitare Ian East - Flûte, Saxos Dave Sturt - basse + Didier Malherbe - Shyamal Maïtra - Percus Rainbow (?) - Trombonne

Gary Lucas, New Morning, Paris, 31 Janvier 2012




Pour ce premier concert de 2012, c'est un chanteur méconnu que je vais voir, dans une salle mythique de Paris. Gary Lucas au New Morning, ou comment passer une soirée dans l'inconnu.
Il est preque vingt heures lorsque j'arrive aux portes de la salle. Quelques personnes attendent patiement leurs ouvertures, qui se produit cinq minutes plus tard.
J'avais reservé mon billet sur internet et envoyé le chèque une petite semaine auparavant. C'est donc d'un pas sûr que je me dirige vers le bureau des retrait des places. Une dame agée, sans doute la tolière de la salle, m'informe que la réservation n'a pas été enregistré et que mon chèque n'est toujours pas arrivé.
Oh bordel!
Bon... pas grave.... le concert n'est pas complet et j'achete donc une nouvelle place au guichet.
Bref...
Le new Morning, dont la façade ne paye pas de mine, est une petite salle vraiment chouette, avec sa petite fosse (garnit de quelques tables façon terrasse de bistro, et d'une guirlande éléctrique façon "fête au village"), et son bar à 5 euros la pression.
Un coin vraiment sympa, mais, alors que je suis adossé au bar depuis quelques minutes, je constate que le public présent à l'ait plutôt ... snob.
C'est incroyable le nombre de vieux gateux en costume accompagnés de bombes atomiques en mini-jupe.
Bref....
J'ai la chance de rencontrer Gary Lucas juste avant le concert. Il me signe avec gentillesse mes albums de Jeff Buckley et de Captain Beefheart. Car c'est pour eux que je suis la ce soir.




En effet, la première partie du concert est un hommage à ces deux hommes. Jeff, qu'il a fait découvrir au monde, et Beefheart, dont il a été le dernier guitariste (et manageur) de son Magic Band.
Le chanteur, fait moulte va et viens dans la salle, saluant ses amis (du genre BCBG) avant d'entrer sur scène, sous les applaudissements d'une centaine de spectateurs.
Quelques phrases sur Jeff introduise la premiere chanson, sans doute un instrumental parut sur l' album "Song to No One 1991-1992", l'album de leur collaboration, sorti bien aprés la mort du chanteur.
Son jeu est tout a fait unique et hors norme. Le génie gauché de la gratte, a un doigté remarquable.
Cela se confirme sur le prochain morceau de Beefheart, ou il posera sa voix suave pour la seul fois de la soirée.
Mais Gary Lucas, ne se limite pas à ses heures de gloire, il continu de se produire avec son groupe "Gods and Monsters" (dont Jeff a été le chanteur) et ne cesse d'inover.
Ce soir, l'un de ces titre, totalement méconnu, sera joué.
Pour le premier titre facilement accessible et ultra connu, une jeune chanteuse française, du nom de Cheyenne Schiavone, rejoindra le guitariste sur scène. Celle-ci a la lourde tâche de remplacer Buckley sur son titre le plus célèbre "Grace".




Pas façile et donc, forcement décevant. La dame à une voix en or mais ne se donne pas la peine de la pousser au maximum. De plus, c'est la version démo de Buckley qui est interpreté, nettement moins puissante que la version studio qui l'a rendu célèbre.
La deuxième invité ce nomme Béatrice Demi-Mondaine, et l'on pourrait façilement la prendre pour une prostitué sortie tout droit d'un hotel de passes dans un quartier chicos.
Talons aiguille, mateau de fourrure tape-à-l'oeil, que la dame jette négligement sur une chaise, tout est reunis pour nous le faire croire (manque plus que le porte cigarette en ivoire)...
Je comprendrais plus tard que cette dame est une "artiste", figure locale des nuits Parisienne, programmatrice du célèbre bar "La Féline".




Elle aura, elle aussi, la lourde tâche de nous interpreter "Mojo Pin" de Buckley.
Mais la aussi, il y a cassage de dents.
Alors que cette chanson est chanté délicatement par Buckley, la version de la Miss Demi-Mondaine est hurlé de façon rock.
Ce n'est pas mauvais.... mais comme pour la chanson précédent, j'attendais une version de ses classiques bien plus fildèles.
Tan pis.
Aprés une bonne heure dommage (peu être moins), notre guitariste nous quitte pour aller rafraichir son gosier.
Assis à ma place, j'observe les gens autour de moi, un vrai nid d'artistes, de bobos, et autres. J'apprendrais plus tard que dans la salle était présent des gens "connus" comme la chanteuse Chinoise Minnie Appudurai-Picoux, le chanteur de wold Music Steve Tallis, du réalisateur Jérôme de Missolz, du photographe Roy Stuart, du parolier Gilles Tordjman, du photographe et ami de Jim Morrison Gilles Ypremian ou de la chanteuse Gabriela Arnon.
Du bien beau monde.
Une vingtaine de minutes plus tard, le bonhomme reviens sur scène avec deux acolytes. Jean-François Pauvros, mec à l'allure de joey Ramone et Daniel Yvinec, bassiste virtuose.




Tout les trois improviseront pendant une heure, Yvinec et son jeu de basse brillant, Lucas à la guitare et jouant avec l'Oversampling.
Pauvros, quant à lui, reste le plus barré des trois. Le guitariste est vraiment dans son univers, tantôt faisant aller son archet sur sa gratte, tantôt faisant résonner sa voix roque.




Une bien belle démonstration et une impro vraiment reussit.
Au bout d'une heure, Gary tape sur l'épaule de Pauvros, partie pour jouer encore des heures....
C'est finalement cette deuxième partie du concert qui m'aura véritablement séduit.
A défaut d'avoir un hommage à Bucley et Beefheart à la hauteur, j'aurai au moins vu des musiciens remarquables.



Gary Lucas (Guitare,Voix)
Jean-françois Pauvros (Guitare)
Daniel Yvinec (basse)
Cheyenne Schiavone (chant sur Grace)
Béatrice Demi-Mondaine(chant sur Mojo Pin)