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Pub Rock, Ouvre Boite de Beauvais, 15 Octobre 2011





Ce soir, je ne fais que quelques Kms pour une programmation de fou. Une soirée 100% pub rock avec 3 groupes de légende.
Nine Below Zero, Dr Feelgood et Eddie and the Hot Rods. Une putain de bonne soirée en percepective.
Pour une fois, j'arrive en avance dans cette salle loin d'être pleine.
La première partie commence à chauffer doucement le public présent.
Classic and Trouble, considéré comme la relève du rock Français, nous balance sont pub-rock proche des meilleurs, qui sévissaient 30 ans auparavant.

Le power Trio est puissant, reussissant à faire bouger le public qui se tient à l'éccart.
Au bout d'une bonne demie heure, le groupe laisse la place à une légende du Pub Rock, Barrie Masters. Il a le visage passé à la moulinette par les années et les excès en tout genre, le bras dans le plâtre, les cheveux court en pétard, la canette à la main, mais un putain de sourire chaleureux et sincère.
Son guitariste s'installe devant moi et, tout en accordant sa gratte, commence à discuter, tranquillement.
Les mecs ne sont pas stressés, se lançant mutuellement des blagues, riant de bon coeur.
Du groupe de 1975, il ne reste plus grand monde. Barrie Master est toujours fidèle au poste, Richard Holgarthle, quant à lui, a commencé à jouer avec le groupe dans les 80'.

Le batteur et le bassiste, eux, ont intégrés le groupe dans les années 2000.
Dès le départ, on se rend compte qu'ils n'ont rien perdus de la pêche d'antan, enchainant quelques bon vieux titres comme "teenage Depression", drôle, vennant d'un mec de 60 balais.
Un "Wouly Bully" verra le public se rapprocher doucement de la scène, et participer... un peu.
Et moi, je suis là, admirant un putain de survivant, éternelle ado à la tête de vieillard.
Le bassiste vaut également le détour, avec sa tête de psychopathe.
Le concert passe à une vitesse folle, faisant place, aprés une pose d'une vingtaine de minutes, à Nine Below Zero, groupe que j'ai eu l'occasion de voir l'année dernière à Compiègne.
Là aussi, un putain de groupe qui a la pêche. Du groupe original, il reste le chanteur guitariste Dennis Greaves et Mark Feltham à l'Harmonica.

La section rythmique est composé des anciens compagnons de Rory Gallagher, Gerry McAvoy à la Basse et Brendan O'Neill à la batterie.
Ensemble, ils revisitent les plus grands succès du groupe, avec panache, comme le génial "Eleven plus Eleven" ou "Ridin' on the L & N", mais aussi des nouveaux titres comme "It's Never too Late", qui pourrait être l'hymne de cette tournée.
Les musicos sont heureux d'être présent ce soir; voyant le sourire sur leurs visages quand Eddie and the hot Rods au grand complet n'arrête pas leurs conneries en coulisses, pour faire marrer le groupe sur scène. Mais on ne peu qu'être un peu nostalgique quant à ce chant du cygne. Ca sent plutôt la fin pour ces groupes légendaires. D'ailleurs, ce sera l'un des derniers concerts du bassiste McAvoy, qui doit quitter le groupe en décembre.

Sur scène, la nostalgie n'est pas de mise.
Le groupe interprete un "One the Road Again" puis, Graves invite Richard Holgarthle à le rejoindre puis Steve Walwyn, guitariste de Dr Feelgood, pour un boeuf monumental.
Enfin, le groupe s'éclipse laissant la place à un autre grand nom du genre, Dr Feelgood.
C'est la troisième fois que je les voient sur scène, m'ayant toujours donné ce que j'attendais.
Et pourtant, du groupe original de 1971, il ne reste personne.
Mitchell le bassiste et Morris le batteur, arrivèrent dans le groupe en 83 et Walwyn le gratteux, en 89.
A la mort du chanteur original Lee Brillaux en 94, ils décidèrent de continuer de tourner en recrutant un nouveau chanteur. C'est ainsi qu'arriva Robert kane, en 99.
Depuis ce jour, le doc. continue de tourner et comme ce soir, distribue son héritage et son énergie.
Leurs tubes sont passés en revue. "Roxette", "Milk and Alchool", "Down by the Jetty", avec un chanteur ,que j'ai en façe de moi, incroyable. Une véritable anguille épileptique.

Malgrés la mauvaise santé apparante du batteur (ancien batteur de Trust), celui ci assure toujours autant.
Dans les coulisses, Barrie Masters fait royalement le con, accompagné par ses potes.
Le show se déroule à 100 à l'heure et avant la fin du spectacle, le docteur fait appel à Mark Feltham et puis Richard Holgarthle pour un boeuf.. Génial.

Un rappel, ce sera "Tequilla", et, un final explosif.
La venue de tout les musicos (ils sont 15), pour une reprise du Fab four. Superbe!
Un micro pour 3 , une bouteille de pinard vide comme percu, tout le monde trouve sa place pour ce qui restera la meilleur fin possible d'un des meilleurs concert de cette années.

Et cerise sur le baba au rhum, tout les artistes resteront archi disponible aprés le concert, tapant la discute, et signant quelques autographes à un public conquit.



Classic and Trobles

Classic Fab: Basse
Classic Jaja : Guitare, Chant
Classic Dave : Batterie


Eddie & the Hot Rods :

Barrie Masters : Chant
Dipster : Basse
Simon Bowley : Batterie
Richard Holgarth : Guitare


Nine Below Zero:

Dennis Greaves : Guitare, Chant
Mark Feltham : Harmonica, Chant
Gerry McAvoy : Basse, Chant
Brendan O'Neill : Batterie, Percussions



Dr Feelgood:

Kevin Morris : Batterie
Phil Mitchell : Basse
Steve Walwyn : Guitare
Robert Kane : Chant, Harmonica

Kid Congo Powers, 8 Avril 2011, Ouvre Boite de Beauvais




Il y a des jours que l'on regrette amerement.
Le concert de Kid Congo Powers en fait parti.
Le billet en poche depuis quelques mois, j'attendais impatiement le concert de l'ancien Cramps, Gun Club et Bad Seeds, avec l'espoir de quelques reprises de ses anciens groupes, et une rencontre post-concert pour quelques autographes sur mes vieux albums.
Mais voilà, le matin qui précède le concert, je suis malade comme un chien et aprés une bonne journée de boulot, je ne me sens plus trop d'attaque pour voir ce concert que j'attend depuis pas mal de temps.
Aprés une aprés midi de "comatage" et d'interrogation, je décide de faire un petit tour sur place. La soirée devait commencé à 20 H 30..., je me pointe 1 heure plus tard, et constate que Kid Congo n'a pas encore commencé son set. Merde alors, Le kid est juste à coté de moi et moi, comme un con, j'ai oublié mes albums à dédicasser et mon appareil photos.....
Un quart d'heure plus tard, dans la salle minuscule ( la petite salle est consacrée aux petits concerts, devant moins de 100 personnes, comme ce soir) et surchauffé de l'Ouvre Boite, arrive les Pink Monkey Birds, qui accompagne le Kid. Quelques réglage et la purée est envoyée. Dés les premiers riffs, on se rend compte du talent du bonhomme. Il ne paye pourtant pas de mine, le Kid, avec son costume fraichement repassé, ses lunettes de bureaucrates et sa petite moustache.

Mais le mec et son groupe assurent grave!
Des morceaux de son dernier album " Gorilla Rose", et quelques unes de " Dracula Boots". "Dracula Boots", que j'ai longement écouté et qui ne m'a pas vraiment embalé, mais ce soir, sorti directement de sa guitare, les chansons sont beaucoup plus digestes.

Un concert balançé à 100 à l'heure devant la cinquantaine de personnes présentent ce soir. Mais il fait chaud, trés chaud dans cette petite salle et je décide, aprés une dizaine de titres, que j'en ai assez. Mais je ne veux pas partir avant une reprise de Gun Club ou des Cramps.... Et là, c'est le petit miracle de la soirée. "I'm Cramped" est enchainé à "Poison ivy". Trés classe et trés malin.
Je décide de m'eclipser à la fin de se titre, fièvreux et trop fatigué pour rester.
Je rentre chez moi, dégouté de ne pas voir la fin de se concert exeptionnel.
Mais je reste obtimiste. Contrairement à mes autres idoles, le Kid est relativement jeune (50 ans) et je ne serai pas étonné de le revoir l'année prochaine dans notre belle région

Kid Congo Powers & The Pink Monkey Birds

Kid Congo Powers: Chant, Guitare
Kiki Solis: Basse
Ron Miller : Batterie
Jesse Roberts: Guitare

Eric Sardinas, Izia & Heavy Trash, Ouvre Boite de Beauvais, 19 Mars 2010




Aprés avoir définitivement banni les têtes d'affiches légendaires (Temptations, Chuck Berry, Deep Purple...), la quinzième édition du "Blues autour du Zinc" reviens cette année avec une soirée plutôt interessante. Quatre concerts dans la petite salle de l'Ouvre Boite, rien de tel pour finir une semaine déja bien rempli.
J'arrive un peu à la bourre, ça ne change pas, et me pointe devant la porte du centre culturel ASCA, le complexe acueillant une salle de ciné, une petite salle et une salle de concert. A ma grande surprise, le premier concert n 'a pas lieu dans la salle situé au sous sol, mais dans la petite (toute petite) salle à sa gauche. La salle est brulante et surpeuplé. Eric Sardinas, le bad Boy du Blues actuel et son groupe (Big Motor), se partage une scène minuscule. J'arrive à grapiller quelques places et admire l'artiste. Un grand gaillard coiffé d'un chapeau de cowboy, suant sang et eau sur une Dobro magnifique.
Aprés cinq ou six chansons, le public commence à partir en masse.




Pourquoi? peu être la chaleur.
Moi, je ne me lasse pas du blues sauvage joué par une véritable rock star. Le trio fonctionne à merveille.




Aprés une vingtaine de minutes, je décide moi aussi de prendre un peu l'air. Dans la salle du sous sol, j'entend les hurlements d'une femelle sauvage. Intrigué, je vais voir. Il sagit du set D'Izia qui a commencé depuis pas mal de temps apparement. Bordel!
Effet victoire de la musique aidant, la salle est remplie et s'entasse pas mal de jeunes, voir de trés jeunes.
Les gamins, plutôt au premier rang, ne cesse de gueuler le nom d'Izia. Moi et mes trente ans semble un peu étranger à ce monde...
Bref, le set ce poursuit et vraiment... une trés bonne surprise. Déja, la fille est plutôt mignonne, ça aide. Son timbre de voix est térrible, ressamblant un peu à celui de Janis Joplin. Ensuite, la fille se donne à 100% sur scène, hurlant à en perdre la voix. Trés Rock'n Roll. Le set se poursuit entre chansons d'amours, de révolte, avec les commentaire plutôt drôles de la dame.
Ainsi, pratiquement toutes les chansons de son album seront joués dont le génial "Hey Bitch" dédié à pas mal de ses "amies".
Le concert sera court mais trés intense, du 100 à l'heures, comme durant les concerts punk d'antant...




Le set D'Izia se termine et j'apperçois pas mal de monde. Tous sont dégoutés d'avoir entièrement vu le concert d'eric Sardinas (pourtant trés bon) et d'avoir raté 80% du show d'Izia. Dommage.
La soirée se termine (et oui, le set de Guts Pie Earshot est annulé) ensuite par le groupe qui m'a fait venir ici. Heavy Trash, nouveau groupe de Jon Spencer, arrive sur scène. La salle s'est déja vidé d'un bon tiers et c'est tant mieux. Nos quatre gaillards résolument Rétro nous la joue Rockabilly, nous plongeant dans les années 50, à l'époque ou Jerry Lee Lewis et Johnny Cash se tiraient la bourre dans les studios Sun.
Les chansons sont un poil plus éléctriques mais l'echos de la voix ne trompe pas, le mariage du Punk et du Rockabilly s'appel bien HeavyTrash. En guest, nous auront droit à un phénomène de foire, un fou dangereux appelé Bloodshot Bill, qui viendra interpreter en solo quelques rock décallés. Ses cheveux plaqués par du gomina bon marché, suant des litres de wiskey, le fou chantant, martyrise sa gratte tout en tapant sur une pauvre cymballe. Le résultat est spéctaculaire mais ne semble pas emballer l'ensemble du public, qui commence à faire quelques pauses cigarettes.
Les Heavy Trash reviennent et leur prestation me semble devenue bien fade, aprés le départ de ce Bill.
Le show aurait du s'arreter là mais continue durant 5 à 6 chansons. Je commence à m'ennuyer.




Le style unique d'Heavy Trash est vraiment plaisant à regarder mais il n'ai pas tailler pour la longue route.
Aprés plus d'une heure trente de nostalgie éléctrique, le groupe quitte la scène et le public exulte.
Je quitte la salle, en croisant Jon Spencer et son complice Matt Verta-Ray, visiblement trés disponibles.
Mission reussi pour le quartet rockabilly, bien qu'ayant trouvé leur set un poil trop long, je n'ai qu'une envie, mettre en boucle ma compile de Johnny Cash et filer à 100 à l'heure, toujours tout droit jusqu'à l'aube.

Eric Sardinas - Guitar/Vocals
Levell Price - Bass
Bernie Pershey - Drums


Izia - chant
Guitare - Sébastien Hoog
Basse - Arnaud François
Batterie - Grégory Jacques

Setlist Izia:


Life Is Going Down
Lola
The Train
Back in Town
Hey Bitch
The Light
Disco Ball
Let Me Alone
Rappel :

Don't you know



Heavy trah
John Spencer- chant, guitare
Matt Verta-Ray- chant, guitare
Simon chardiet- contrebasse
Samuel Baker- batterie
+
Bloodshot Bill- percu, chant, guitare