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The Original Blues Brothers Band, 2 Juillet 2011, Enghein





Ce fut l'une des grosses surprises de ce début d'été. Trois jours avant leur venue en France, j'apprenais en lisant le journal, la venue d'un groupe culte, Les Blues Brothers.
On connait tous l'histoire de ce groupe né en tant que sketch dans le "Saturday Night Live" à la fin des 70', et du film du même nom en 1980.
J'avais raté le groupe lors de leur passage à Paris en 2008, et j'étais donc ravi de les voirs sur scène, pour un concert évenement au festival de jazz d'Enghien.
Non seulement le concert était à moins de 100 bornes de chez moi, mais en plus il était gratuit. La classe!
J'arrive donc sur place vers 21 heures (un peu à la bourre, cherchant desespérement une place où me garer), au beau milieu de la première partie. Le public est venu en masse voir les légendes du Blues. Des vieux, des jeunes, et énormément de gamins courrant partout en hurlant.

A ma grande surprise, la scène se trouve sur le lac d'Enghien, à une cinquantaine de mêtres des spectateurs. Un peu loin pour s'immerger dans l'ambiance.
"Mister Jones", groupe locale de reprise R'nB, nous fait gentiment patienter. Les interpretes ont de jolies voix, les musiciens sont talentueux et les reprises sonnent à merveille (Satisfaction, River Deep - Mountain High)
En guest, Nicole Slack Jones, diva de Nouvelle Orleans, pousse la chansonnette sur 2 ou 3 chansons et nous fait découvrir tout l'étendue de son talent.

La dame était d'ailleurs prévue en ouverture du concert de Percy Sledge, le lendemain.
La nuit est déja tombé lorsque les Blues Brothers débarquent sur la scène flottante.
Les gamins qui courraient dans le public sont au lit depuis pas mal de temps quand "I Can't Turn You Loose" résonne dans la ville.
De ma place, impossible de voir les traits des visages des musicos, mais je reconnais sans mal le legendaire Colonel, Steve Crooper, à la gratte.

D'ailleurs, je ne sais pas quels sont les autres musiciens.... est-ce une reformation complete ou le groupe d'un seul survivant, Steve Crooper (compagnion de route d'Otis Redding et membre de Booker T and the MG's)
Malheuresement, je constate que ce ne sera pas Eddie Floyd au chant, comme lors de leur dernière apparition en France, mais deux types, un gros blanc et un petit noirs, qui portent à merveille la tenue de leurs ainés.
Ainsi le groupe nous joura les titres incontournables de leur carrière : "I Can't Turn you Loose", "I Feel Good", "Peter Gunn Theme", "Missin With the Kid", "Sweet Home Chicago", "Soul Man", "Gimme some Lovin", "Minnie the moocher"; et moultes reprises des standars des années 30 aux années 70 . Cab Calloway, Robert Johnson, Isaac Hayes, James Brown, Ray Charles, Otis Redding et même du Spencer Davies Group.......

Le groupe est beaucoup plus posé que ce dont à quoi j'avais pensé. Bêtement, je revoyais leur interpretation de "Everybody, need somebody" dans le film, entourés de flics, jouant à 100 à l'heure. Le groupe qui est en façe de moi est beaucoup plus calme.... la folie à tout simplement disparut (certainement depuis 30 ans avec la mort de John Belushi).
Il reste sur scène un groupe talentueux, composé des meilleurs musiciens de studio, qui envoient sévère mais sans grande originalité. Tout est dans le film et il n'y a rien de plus sur scène.
Minuit approche quant le groupe se retire.

Le rappel et la presentation des musiciens doit conclure cette soirée plutôt sympathique quoi que un peu décevante.

Un par un, le nom des chaque membre du groupe est égrainé par un Lou Marini, lui aussi, facilement identifiable.
Des noms totalement inconnus....
John Tropea, Steve "Catfish" Howard, Larry "Trombonius Maxixmus" Farrell, Lee "Funkeytimes" Finkelstein.... Mais ou sont passé les véritables Blues Brothers : Donald "Duck" Dunn, Murphy Dunne, Willie "Too Big" Hall, Steve "Getdwa" Jordan ou Tom "Bones" Malone.....
Sans doute perdu un par un, au cours des trentes dernières années. Et que dire de Mister Fabulous, le fameux trompetiste, mort le mois dernier, alors que celui-ci devait faire partie des survivants du groupe.
C'est avec ce sentiment d'amertume que le tube que tout le monde attend résonne sur le lac.

"Everybody, Needs Somebody"... Ce sera pour moi le pire moment du concert.... les "HO-WOHO-HO-HO" footballistique du chanteur me resterons longtemps à travers la gorge.
Le groupe quittera la scène avec son fameux "I Can't Turn You Loose" , qui me remet de bonne humeur, malgrés l'heure tardive.
Au final, que pensée des Blues Brothers aujourd'hui. Des musiciens formidables, jouant parfaitement une musique que j'adore mais...... manque peu être un p'tit supplément d'âme.


Mister Jones:



Fabien Constans: Chant
Audrey Letac: Chant, Choeurs
Zalyka : Chant, Choeurs
Zizou Sadki : Basse
Stéphane Daireaux: Guitare
Stéphane Cavanez : batterie
Pascal Procman : Clavier
Jean-claude Doletina : Saxophone
Jeff Quellec : Trombone
Rodolphe Millet : trompette
+
Nicole Slack Jones : Chant


The Original Blues Brothers Band:

Tommy "Pipes" McDonnell: Chant, Harmonica
Bobby "Sweet Soul" Harden : Chant
Steve "The Colonel" Cropper: Guitare (ex Booker T and the MG's)
"Smoking" John Tropea: Guitare
"Blue" Lou Marini : Saxo (ex Blood, Sweet and Tears)
Steve "Catfish" Howard : Trompette
Larry "Trombonius Maxixmus" Farrell: Trombone
Lee "Funkeytimes" Finkelstein: Batterie
Anthony "Rusty" Cloud: Clavier
Eric "The Red" Udel : Basse

Eric Sardinas, Izia & Heavy Trash, Ouvre Boite de Beauvais, 19 Mars 2010




Aprés avoir définitivement banni les têtes d'affiches légendaires (Temptations, Chuck Berry, Deep Purple...), la quinzième édition du "Blues autour du Zinc" reviens cette année avec une soirée plutôt interessante. Quatre concerts dans la petite salle de l'Ouvre Boite, rien de tel pour finir une semaine déja bien rempli.
J'arrive un peu à la bourre, ça ne change pas, et me pointe devant la porte du centre culturel ASCA, le complexe acueillant une salle de ciné, une petite salle et une salle de concert. A ma grande surprise, le premier concert n 'a pas lieu dans la salle situé au sous sol, mais dans la petite (toute petite) salle à sa gauche. La salle est brulante et surpeuplé. Eric Sardinas, le bad Boy du Blues actuel et son groupe (Big Motor), se partage une scène minuscule. J'arrive à grapiller quelques places et admire l'artiste. Un grand gaillard coiffé d'un chapeau de cowboy, suant sang et eau sur une Dobro magnifique.
Aprés cinq ou six chansons, le public commence à partir en masse.




Pourquoi? peu être la chaleur.
Moi, je ne me lasse pas du blues sauvage joué par une véritable rock star. Le trio fonctionne à merveille.




Aprés une vingtaine de minutes, je décide moi aussi de prendre un peu l'air. Dans la salle du sous sol, j'entend les hurlements d'une femelle sauvage. Intrigué, je vais voir. Il sagit du set D'Izia qui a commencé depuis pas mal de temps apparement. Bordel!
Effet victoire de la musique aidant, la salle est remplie et s'entasse pas mal de jeunes, voir de trés jeunes.
Les gamins, plutôt au premier rang, ne cesse de gueuler le nom d'Izia. Moi et mes trente ans semble un peu étranger à ce monde...
Bref, le set ce poursuit et vraiment... une trés bonne surprise. Déja, la fille est plutôt mignonne, ça aide. Son timbre de voix est térrible, ressamblant un peu à celui de Janis Joplin. Ensuite, la fille se donne à 100% sur scène, hurlant à en perdre la voix. Trés Rock'n Roll. Le set se poursuit entre chansons d'amours, de révolte, avec les commentaire plutôt drôles de la dame.
Ainsi, pratiquement toutes les chansons de son album seront joués dont le génial "Hey Bitch" dédié à pas mal de ses "amies".
Le concert sera court mais trés intense, du 100 à l'heures, comme durant les concerts punk d'antant...




Le set D'Izia se termine et j'apperçois pas mal de monde. Tous sont dégoutés d'avoir entièrement vu le concert d'eric Sardinas (pourtant trés bon) et d'avoir raté 80% du show d'Izia. Dommage.
La soirée se termine (et oui, le set de Guts Pie Earshot est annulé) ensuite par le groupe qui m'a fait venir ici. Heavy Trash, nouveau groupe de Jon Spencer, arrive sur scène. La salle s'est déja vidé d'un bon tiers et c'est tant mieux. Nos quatre gaillards résolument Rétro nous la joue Rockabilly, nous plongeant dans les années 50, à l'époque ou Jerry Lee Lewis et Johnny Cash se tiraient la bourre dans les studios Sun.
Les chansons sont un poil plus éléctriques mais l'echos de la voix ne trompe pas, le mariage du Punk et du Rockabilly s'appel bien HeavyTrash. En guest, nous auront droit à un phénomène de foire, un fou dangereux appelé Bloodshot Bill, qui viendra interpreter en solo quelques rock décallés. Ses cheveux plaqués par du gomina bon marché, suant des litres de wiskey, le fou chantant, martyrise sa gratte tout en tapant sur une pauvre cymballe. Le résultat est spéctaculaire mais ne semble pas emballer l'ensemble du public, qui commence à faire quelques pauses cigarettes.
Les Heavy Trash reviennent et leur prestation me semble devenue bien fade, aprés le départ de ce Bill.
Le show aurait du s'arreter là mais continue durant 5 à 6 chansons. Je commence à m'ennuyer.




Le style unique d'Heavy Trash est vraiment plaisant à regarder mais il n'ai pas tailler pour la longue route.
Aprés plus d'une heure trente de nostalgie éléctrique, le groupe quitte la scène et le public exulte.
Je quitte la salle, en croisant Jon Spencer et son complice Matt Verta-Ray, visiblement trés disponibles.
Mission reussi pour le quartet rockabilly, bien qu'ayant trouvé leur set un poil trop long, je n'ai qu'une envie, mettre en boucle ma compile de Johnny Cash et filer à 100 à l'heure, toujours tout droit jusqu'à l'aube.

Eric Sardinas - Guitar/Vocals
Levell Price - Bass
Bernie Pershey - Drums


Izia - chant
Guitare - Sébastien Hoog
Basse - Arnaud François
Batterie - Grégory Jacques

Setlist Izia:


Life Is Going Down
Lola
The Train
Back in Town
Hey Bitch
The Light
Disco Ball
Let Me Alone
Rappel :

Don't you know



Heavy trah
John Spencer- chant, guitare
Matt Verta-Ray- chant, guitare
Simon chardiet- contrebasse
Samuel Baker- batterie
+
Bloodshot Bill- percu, chant, guitare

Johnny Winter, Traverse de Cléon, 17 Mars 2010







Ce n'est pas tout les jours qu'un héros de Woodstock vient nous rendre visite en France pour une petite tournée. Alors quand Johnny Winter débarque à 100 Kms de chez moi, c'est sans l'ombre d'une hésitation que j'achète ma place... 23 euros. Une misère.
J'arrive donc, comme d'hab, légèrement à la bourre. La première partie a déja commencé. J'essaie de me glisser dans la fosse où s'aglutine plusieurs centaines d'amateurs de tout âges. C'est la première fois que je vois cette salle afficher sold-out et franchement, ce n'est pas terrible d'arriver en retard lorsque tout le monde à déja trouvé sa place. Je m'avance au maximum de la scène et arrive dans un petit coin vide, juste à coté de l'enceinte, qui hurlera un peu trop à mon gout tout au long de la soirée.
La première partie se termine.





Il sagit d' Alex Mirey, gagant du tremplin "Blues de Traverse" 2009. Assis sur sa chaise, celui-ci marthyrise sa gratte tout en tapant du pied, à la façon du talentueux Bjorn Berg. Les standars du blues joués radicalement s'enchainent. Mention spécial pour son "Out on The Western Plain" emprunté à Rory Gallagher.
La bande à Johnny arrive peu de temps aprés.




Comme lors du concert de Jerry Lee Lewis, ce sont dabord ses musiciens qui jouent un morceau d'introduction, seul sur scène. Le vétéran arrive ensuite péniblement. Ce n'est pas une surprise de voir Johnny Winter, affaibli, marchant avec difficulté et passant le reste du concert assis sur sa chaise. Et d'aprés mon voisin, son état de santé c'est amélioré. Il y a quelques années, celui-ci arrivait en fauteuil roulant.
C'est donc en connaissance de cause que j'assiste à sa prestation, espérant que celui-ci n'ai pas perdu sa voix ni son jeu de guitare. J'essais de m'eloigner le plus possible de ces enceintes hurlantes, mais la foule est plutôt compacte et je ne bouge que de quelques pas.
Johnny prend sa guitare et commece son interpretation d'un vieu Blues. Le groupe qui accompagne Johnny joue beaucoup trop fort pour pouvoir se rendre compte du jeu du vieux Bluesman. Et se sera ainsi durant tout le concert.




Johnny enchaine les classiques du blues et du RnB (Red House, Black Jack) à ses propres titres, dans un brouhaha éléctrique. Sa voix arrive à émmerger, mais le son de sa guitare restera dans les lymbes de cette cacaphonie. Chaques notes de basse me fait vibrer les tympans.
Johnny, imperturbablement, enchaine les titres de sa voix fatigué, aprés un One, Two, Three, Fourrrrrr.... de sa voix fantomatique. Car ce soir, il ne reste que cela, et je ne retiendrais que ça. Un vieux bluesman en bout de course, qui n'a plus que sa voix pour nous donner encore quelques frissons.



Alex Mirey - chant, guitare


Johnny winter - chant, guitare
Vito Luizzy - batterie
Paul Nelson - guitare
Scott Spray - basse