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BB King, Grand rex, Paris, 9 Juillet 2012

C'est une grande soirée qui se déssine en ce 9 juillet 2012. Aprés avoir passé une journée pourri au boulot, je me tape les 100 bornes qui me sépare de la capitale. Car ce soir, c'est une soirée immanquable.
Aprés l'avoir raté en 2009 et en 2011 (j'avais préféré voir Roger Waters et son Wall) j'ai rendez vous avec le dernier, l'ultime géant du blues. BB King, 86 ans, se produit à Paris, six ans aprés sa tournée d'adieux.
La salle, qui est superbe avec son décor oriental et son plafond étoilé, est quasiment pleine alors que la première partie débarque. Il sagit d'un certain Anthony Strong et son quartet ( Saxo, trompette, batterie , contrebasse).
Installé derrière son piano, le jeune chanteur nous balance son Swing -Jazz de sa voix trés FM. Un style dont je n'accroche pas tellement, mais qui séduit visiblement le public.



Le mec est visiblement trés talentueux mais cette soupe me fait penser immanquablement à la variètoche d'un Harry Connick Jr. Et c'est long... trés long.
4 ou 5 chansons d'accord, mais pourquoi plus?
Je suis au courant que le set du grand King ne dure pas trés longtemps mais pourquoi combler avec une première partie?
Pendant ce concert, ou je commence un peu à m'ennuyer, mon oeil est attiré par une petite lumière sur la droite de la scène. Il sagit de la loge ou se prépare BB King. Assis sur la chaine, impassible, il regarde le va et viens de ses assistants.
Au bout de trés longtemps, le jeune homme et sa bande quittent la scène et trés vite, les musiciens du King débarquent à leur tour.
Un batteur, un clavier, un guitariste et une section de cuivre blindé s'installent tranquillement sous les applaudissements de la foule, qui croit, certainnement, voir en Charles Dennis, LE BB King.
Ce ne sera pas pour cette fois. La première chanson est un instrumental qui met en scène les huit talentueux musiciens.
Aprés une petite dizaines de minutes, le vétérant du Blues fait enfin son appartition.



Marchant doucement, je crains alors le pire quand à son état de santé.
J'avais été traumatisé par l'état de Chuck Berry en 2009, et je ne voulais pas revoir une tel chose aujourd'hui.
Mais une fois assis, ses assistants partis, nous voyons un bonhomme avec une patate d'enfer. L'homme salut la foule, guitare ( sa fameuse Lucille) en bandoulière, présente ses musiciens et commence son show.



Une dizaines de chansons jouées, avec toujours ce contact permanent avec le public.



Des discusions improvisées, d'autre non, entre ou pendant chaques chansons, des "I Love you" à répétiton, des déhanchements sur sa chaises, des petites blagues avec ses musiciens et toujours, ce sourire. L'homme, a perdu forcement avec l'âge, mais a gardé l'essentiel. Une maitrise de son instrument, et une voix chaude, unique.



Plus qu'un simple concert, c'est un témoignage unique du dernier maitre du Blues. L'un de ceux qui a contribué à la création du Rock'n Roll il y a 60 ans...



Bien sur, les chansons interpretées ce soir ne surprennent personne, mais cela n'est pas trés important. N'importe quel chanson aurait fait l'affaire.
"I Need you So, "Rock me Baby", la superbe "Guess Who", "The Thrill Is Gone", la populaire "You are my Sunshine", chanté en choeur par le public.



Aprés 90 minutes de rencontre, le groupe entamme son "When The Saints Go Marchin' In", annonciateur de la fin du show. Le chanteur ne quitte pas immédiatement la scène, distribuant longuement ses médiators, des chainettes, que ses assistants lui donnent au fur et à mesure, et signe quelques autographes aux chanceux des premiers rangs. Finalement, le chanteur quitte la salle aprés une longue standing Ovation.
Les lumières se rallument, les gens on encore une fois le sourire, consciant d'avoir eu cette chance. La chance d'avoir approcher de si pret LE derniers des dinosaure.



1ere partie :

Anthony Strong : chant, piano
Tom Farmer - basse
Chris Preece- batterie
Brandon Allen - saxo
Rob Greenwood- Trompette




BB King : Chant, Guitare
Tony Coleman: Batterie
Charlie Dennis - Guitare
James "Boogaloo" Bolden: orchestre et trompette
Stanley Abernathy: Trompette
Melvin Jackson: Saxophone
Walter King: Saxophone
Reggie Richards: Basse
Ernest Vantrease: Claviers


Set list ( Désordre)

I Need You So
Rock Me Baby
Key To The Highway
When Love Comes to Town
You Are My Sunshine
The Thrill Is Gone
Fade To End
Guess Who When
The Saints Go Marchin' In.

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