Bon, quel est l'interet de voir Elmer Food Beat en 2012, apparement, y'en a pas!
A l'occasion de leur venue dans l'Oise, mon pote Frédo et moi même avont tout de même décidés de voir ces vieux rockeurs rigolos.
J'avais, bien sur, l'apprehension de voir un spectacle ridicule, ou des cinquentenaires un poil attardés reprennaient leurs chansons, qui avaient, bien sûr, trés mal vieilli.
Il est 20H30 lorsque nous débarquons dans la salle, la premiere partie viens juste de commencer. Il sagit de Killer Komanski, groupe que je ne connais que de nom.
Première surprise, c'est du rock Français.
Deuxième, c'est du rock humoristique, malgrés le look Hardos du chanteur.
Mais, je ne sais pourquoi, je n'accroche pas aux textes et au show en général, préférant squatter la buvette et regardant le spectacle de loin, du coin de l'oeil.
Ce n'est pas mauvais, et certainnes chansons (Paradis Artificiel), ou la reprise de Bob Marley sont plutôt interessantes, mais bizarement, je n'ai qu'une envie. Que l'on passe au plat de résistance.
Les Elmer food Beat entreront trés vite en scène.
A première vu, les musiciens ont bien vieilli, mais celui que nous attendons tous est encore dans les loges.
Manou, épuisette à la main, casquette vissé sur la tête, slip Kangourou et marcel blanc arrive deux minutes plus tard, sous les applaudissements.
Le petit exité des années 90 est devenu un p'tit grassouillet d'une cinquantaine d'années, mais sa folie et son regard n'on pas changés et trés vite, l'explosion Elmer Food Beat nous arrache les cordes vocales.
Ce soir, pas de ringardage (ouai, ça se dit!).
Nous avons juste l'impression de retrouver une bande de potos perdu de vue depuis quelques années.
Les tubes seront tous joués (à l'exeption du trés calme "Je vais encore dormir tous seul ce soir"), avec quelques morceaux du nouvel album.
Des morceaux bien fade façe aux tubes érotico-comique de notre adolescence.
"Rio de Janvier" , " le plastique c'est fantastique" , "La complainte du laboureur", " Caroline"... autant de chansons au titres farfelus qui me rappel tant de souvenirs. Le tout, bien sur, entrecoupé de jettés de poils (Torse et autre...) dans le public, et de "Merci les Filles".
Il y aura même un slow pour emballer (au cas ou) sur "Est-ce que tu la Sent", ou notre chanteur déglingé choisi au premier rang une jolie nana et dance langouresement avec, avant de l'emballer (avec l'accord de la dame!).
Aprés tout, comme ils le chantent :"Les Filles c'est fait Pour Faire l'Amour".
Du graveleux, mais rien de vulgaire
Le duo Manou -Twistos (guitariste et fondateur du groupe), avec leur tête de sympathique Monsieur Tout le Monde un peu paumé, renforce la popularité de la bande.
Le groupe quittera rapidement la salle aprés avoir joué pas mal de ses tubes. Mais il reviendra trés vite pour un rappel, d'une dizaine de chansons!
"La caissière de chez Leclerc", "Les Traversées sont solitaires" et bien sur "Daniela" , toujours aussi bon.
Le groupe quittera définitivement la scène aprés " La grosse Jocelyne ", et un tonnere d'applaudissements.
Ce soir le plaisir était vraiment partagé entre le groupe et le public. Des retrouvailles à la hauteur de l'évenement. Et rien que pour ça, nous ne regreteront pas d'avoir été ici, ce soir.
Killer Komanski - chant, guitare
Christophe Lagarde - lead guitariste de The Hellboys
Scott F -basse
Olivier Duchemin ou "Duch"- batterie
Elmer Food Beat :
Twistos : guitare, voix
Manou : chant, épuisette
Vincent : Batterie
Kalou : guitare basse
Grand Lolo : guitare, voix
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Maceo Parker, Ziquodrome de Compiègne, 9 Octobre 2010

Quand Maceo et son gang débarquent en ville, c'est pour casser la baraque. Et ce soir, ils n'ont pas failli à leur réputation. c'est toujours avec la plus grande joie que j'arrive en avance dans cette salle que j'apprecie particulièrement. Comme tous les ans, le Ziquodrome programme des concerts particulièrement interessants. Aprés Steve Hackett et Magma en 2010, et avant 9 Below 0, c'est donc le legendaire JB's qui est programmé en ce 9 septembre, un an jour pour jour aprés un premier concert dans cette même salle qui avait fait grand bruit, notamment avec le venue supposée de Prince, annulé au dernier moment... légende ou réalité?
J'arrive donc une bonne demie heure avant le concert, histoire de bien me placer. Ce soir, la salle est en configuration debout.
Celle-ci est déja bien remplie, mais non sold out comme je l'aurai imaginé, quant arrive la bande et une petite nana qui nous annonce, comme à l'ancienne, un "lady et Gentleman.... Maceooooooo Parkeeeeeerrrrrr!". La star rejoint son groupe, l'air cool, détendu, tout naturellement, le sourire étincelant sur son visage, sourire qui ne le quittera pas de la soirée.

Pour moi, c'est une découverte. Je n'écoute pas de funk et je suis présent que par curiosité. L'un de mes vieu ami était un fan absolu et c'est cela qui m'a poussé à le découvrir.
L'homme est plutôt bien entourré. A ses cotés, le trompetiste Ron Tooley, ayant joué lui aussi avec The Godfather of Soul et Dennis Rollins au trombone.

A neuf sur cette petite scène, je me demande bien à quoi peu ressemblé le show.
Je me place à quelques mètres de la scène, devant le batteur Jamal Thomas et le guitariste Bruno Speight, tout deux anciens membres de SOS Band.

Maceo débute le show par ce qu'il restera dans ma mémoire comme un joyeux bordel, mélange de jazz et de funk. Une cacophonie tout à fait réjouissante. Ce n'est pas du Jazz nous assure Maceo, et pourtant, tout les ingrédients son là. Toute la bande est parfaitement coordonné. Le sax de Maceo alterne avec son chant et mon pied tappe frénétiquement le sol d'une manière incontrolable. Et le public, qui ne semble pas etre des fins connaisseurs du monsieur, est envouté par cette présence. Les musiciens assurent, comme se brave Rodney "Skeet" Curtiss, ancien "Parliament" à la basse ou ce sympathique Dennis Rollins, au trombonne, longuement applaudis aprés chaques solos.

Le visage ruisselant de sueur, Maceo échange blagues et sourires au public et aux musiciens, visiblement heureux d'être là. Les longs morceaux s'enchainent dans une ambiance éléctrique. Jamais ennuyeux, toujours étonnant, comme le Maceo, jouant de la flûte traversaière ou la reprise de "hey Jude" (pour les 70 ans de Lennon?) des Beatles (Maceo seul au Saxo) et un Stand by me, chanté avec la choriste Neta Hall. Les choristes, Neta Hall et Corey Parker, son fiston; qui selon moi, resterons en dessous du show. Inexistant durant l'ensemble de celui-ci, Neta HAll massacrera le Stand by Me, pourtant porter par un public conquis. Sa manière de chanter comme les pétasses de la nouvelle scène R'n B ravirons les plus jeunes de l'assemblé, mais me débectera copieusement. Quant à Correy Parker, qui prendra le micro 3 fois, celui-ci à un phrasé proche du rappeur, qui cassera la magie de la soirée. Celle d'un maceo et son big Band au sonorités intemporelle.

La soirée ce termine apres 2H30 d'un show majestueux. Une armée de fans attendrons patienment l'arrivé de Maceo et ses musicos pour une scénace d'autographes. Peine perdue. 3-4 musiciens prendrons la peine de saluer leurs nouveaux fans, Maceo, quant à lui, à déja levé la camps.
Maceo Parker direction, saxophone alto, flûte, chant
Ron Tooley trompette
Dennis Rollins trombone
Will Boulware synthétiseur
Bruno Speight guitare
Jamal Thomas - drums
Rodney "Skeet" Curtis basse
Corey Parker chant
Neta Hall chant
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Magma, Ziquodrome de Compiègne, 3 Avril 2010

S'il y a bien un groupe dont je ne connais rien, c'est bien eux. Soit on adore, soit on déteste. Avec ça, j'me demande si ça vaut vraiment le coup de faire 80 bornes pour les voirent sur scène. J'ai déja eu ma dose de "rock progressif", avec Manfred Mann il y a 3 jours. Concert qui m'avait un poil emmerdé.
Mais bon, ce soir ce sera peu être différent. Déja, ce n'est pas à proprement parlé du Rock Prog, mais, comme disent les fans de ce milieu, du "Zeuhl". Et c'est eux qui l'on inventé.

Magma, version 2010, c'est Christian Vander, toujours derrière ses fûts, Stella, sa femme, au chant, accompagné d'Isabelle Feuillebois et, le dernier venu, Hérvé Haknin.
Avec eux, un guitariste, un bassiste, un organiste et un joueur de Vibraphone.
Ce soir, Le Ziquodrome n'affiche pas complet mais est tout de même bien rempli. La salle est en configuration assise et je m'installe au troisième rang. Un vieu fan de la première heure s'installe à coté de moi. Il m'explique en quelques phrase les quarante ans de carrière du groupe et sa parenté avec le jazz, style que je ne connais que peu.

Les lumières s'éteignent et le groupe s'installe. Ce soir, pas de première partie, ce qui est totalement normal selon mon cher voisin.
L'explosion retentie. Une avalanche de décibelles noie la salle. On s'en prend plein la gueule. Les musicos n'arrêtent pas une seconde et pourtant, pas un instant de cacophonie à déplorer.
Nos trois chanteurs, donnent de la voix tour à tour, dans la langue immaginaire, propre au groupe: le Kobaien.
Tout se déroule parfaitement et les longs morceaux, plus proche de l'opéra que du free jazz, s'ecoulent parfaitement, jamais ennuyeux et toujours pertinant. Nous auront droit ce soir à trois morceaux, rappel compris.
Les deux principaux morceaux de la soirée sont des nouvelles compos, dont Ëmëhntëhtt-Rê, présent sur le dernier album du groupe.

Mission accomplie pour Magma, qui a conquit le public present et en redemande. Stella Vander, la seul qui parlera entre les morceaux, nous précisera que le groupe reprendra Kobaia en rappel, et qu'ils n'ont pas beaucoup le choix...

Les lumières se rallument. Certains des musicos sont visiblement érinté. Un salut au piblic, une ovation de celui-ci et Magma retrouve sa loge.
Quant à moi, je reste betement assis sur ma chaise, le souffle coupé. Aprés avoir repris mes esprit, je me dirige doucement vers la sortie. Je croise quelques membres du groupe, les félicite. Ils me remercie à mon tour et signent poliment le ticket de concert que je leurs tend. Hervé Hankin ira même dans les loges faire signé à tous se précieux sézame.
Tous me le signerons. Tous, sauf Christian Vander, déja sous la douche.
Pas grave.
Cette fois, je quitte le ziquodrome, en esperant y revenir trés vite.
On dit que dans quelques semaines, un autre héros du rock progressif risque de venir faire un p'tit tour avec sa guitare.... mais ça, c'est une autre histoire...

Christian Vander : batterie, chants, percussions
Stella Vander : chants, choeurs, percussions
Isabelle Feuillebois : chants, choeurs
Hervé Haknin : chants, choeurs
Benoît Alziary : vibraphone
James Mac Gaw : Guitare
Bruno Ruder : Fender Rhodes
Philippe Bussonet : basse, basse picolo
Felicite Thosz
Ëmëhntëhtt-Rê
Rappel:
Kobaïa
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